Asie Intermédiaire

Long format

Carte qui répresente la croissance du PIB en Inde par térritoire (en %)

Au pouvoir depuis 2014, Narendra Modi a confirmé sa domination sur la politique indienne aux élections de 2019  : son parti, le BJP (Parti indien du peuple), a gagné une majorité écrasante grâce (en partie) à des positions orientées de plus en plus vers les questions de sécurité et nationales-populistes. Son contrôle de la politique indienne transformera-t-il l’Inde en un État sécuritaire  ? Pour connaître la figure de Modi dans une période où le style populiste est de plus en plus présent sur la scène internationale, nous publions ici une partie des réflexions que Christophe Jaffrelot, directeur de recherche au CNRS, a partagées lors d’une conférence qu’il a tenue à l’École normale supérieure le 9 avril 2019.

Le 29 février 2020, les Etats-Unis ont signé à Doha un accord de paix qualifié d’historique avec les talibans afghans, ceux-là même qu’ils avaient, à la tête d’une coalition internationale, évincé du pouvoir à Kaboul à l’automne 2001 suite aux attentats du 11 septembre. Historique puisqu’il doit mettre un terme au plus long conflit mené par les Etats-Unis. Mais plusieurs doutes sur sa durabilité persistent.

Le Général Soleimani a été abattu par les Etats-Unis le 3 janvier, il y a un peu plus d’un mois. Quelques jours plus tard, la République islamique d’Iran répliquait par des frappes contre une base irakienne utilisée par les Etats-Unis. Les conséquences de cette séquence d’escalade restent aujourd’hui à tirer, que ce soit pour l’Iran, les Etats-Unis, l’Irak, ou l’ensemble de la région. Les auteurs de cette contribution proposent d’analyser les implications stratégiques de l’intervention américaine qui, malgré son succès de façade, affaiblit considérablement la position des Etats-Unis dans la région. Dans le même temps, le régime iranien fait face à une crise de légitimité d’une intensité nouvelle.

«  Ce n’était qu’une gifle  », c’est par ces termes que le guide suprême iranien Sayed Ali Khamenei a qualifié les frappes contre les bases américaines en Irak à Ain – al -Assad et Erbil en pleine nuit de mercredi 8 janvier 2020. Une réaction iranienne était attendue à la fois par l’administration Trump, mais également par les principaux acteurs internationaux. Retour sur la séquence et sur son impact.