Asie Intermédiaire

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Alors que les menaces d’intervention militaire américaines en Iran se précisent dangereusement depuis l’attaque des pétroliers en Mer d’Oman le 13 juin et la destruction d’un drone américain par les forces iraniennes le 20 juin, une autre bataille se joue bien loin des côtes iraniennes. La diaspora iranienne aux États-Unis se trouve au milieu d’une véritable bataille d’opinion que se livrent différents groupes cherchant à influer sur la politique américaine face à l’Iran.

Si la responsabilité de l’Iran dans l’attaque des tankers Front Altair et Kokuka-Courageous est loin d’avoir été démontrée, les récents incidents qui se sont produits dans le détroit d’Ormuz nous encouragent à étudier la composition de la marine de la République Islamique d’Iran et, par là même, ses ambitions et ses capacités. Aujourd’hui, presque 40  % du brut consommé à l’échelle mondiale transite par cette artère commerciale vitale, une donnée qui ne peut aller sans exciter les appétits et les peurs des nations riveraines et concernées.

Le jeudi 13 juin, un navire japonais transportant du méthane et un navire norvégien transportant du naphte ont été attaqués dans la mer d’Oman, alors qu’ils s’acheminaient vers Taïwan. Il y a un mois déjà, quatre navires avaient été sabotés dans la même mer. La réaction des marchés ne s’est pas faite attendre et le prix du pétrole a augmenté de 4  % en quelques heures. Si l’instabilité de la région est un facteur réel d’incertitude pour le marché, les conséquences de cet épisode sur les prix du pétrole restent à relativiser.

L’incident d’aujourd’hui dans le golfe d’Oman, qui a vu deux tankers, japonais et norvégien, attaqués, est le dernier épisode d’une escalade dans le Golfe persique entre l’Iran et les Etats Unis, dans une région stratégique pour l’économie globale. Un aperçu de la situation et de ses risques.