Le New York Times a récemment nommé le prince héritier des Émirats Arabes Unis Mohammed Ben Zayed (dit MBZ) dirigeant arabe le plus puissant, soulignant son accès privilégié à la Maison Blanche. Retour sur un lien méconnu d’inspiration entre les deux princes, que Le Grand Continent soulignait déjà.
Pour sauver l’économie iranienne, Zarif va à New Delhi, à Tokyo et à Pékin, plutôt qu’à Bruxelles
PolitiqueLa tournée asiatique du ministre des affaires étrangères iranien Mohammed Javad Zarif afin de rencontrer les dirigeants indien, japonais et chinois révèle une nouvelle option stratégique iranienne qui, face à l’inaction européenne dans la crise actuelle, repose sur les partenaires asiatiques et les nouvelles puissances pour garantir la survie économique de l’Iran. Si l’Inde et le Japon se sont montrés prudents, la Chine a recommencé à importer du pétrole iranien, en dépit de l’embargo américain.
Depuis plus de quatre ans, la guerre au Yémen mobilise de nombreux acteurs régionaux et internationaux. En décembre 2018, des pourparlers de paix visant à mettre fin au conflit ont eu lieu en Suède entre le gouvernement yéménite du président Abd Rabbo Mansour Hadi et la rébellion Houthi. Aujourd’hui, le conflit au Yémen est un des éléments essentiels de la crise entre les Etats-Unis et l’Iran. Pour éclairer la crise, voici une synthèse des perspectives de paix pour l’année 2019.
Un porte-avions américain dans le Golfe persique : vents de guerre réelle ou psychologique ?
Guerre PolitiqueQue penser du déploiement d’un porte-avions dans le Golfe persique, et du virulent message de John Bolton qui l’accompagne ? S’agit-il des prémices d’une guerre avec l’Iran, ou bien d’un simple développement de la campagne de « pression maximale » mise en place par l’administration Trump depuis désormais un an ?
La décision, le 1er mai, du Comité des sanctions des Nations Unies d’ajouter Masood Azhar, le fondateur du groupe jihadiste pakistanais Jaish-i-Mohammed, à la liste des terroristes globaux, représente un succès pour la diplomatie indienne, qui s’explique par la décision de la Chine de lever son veto en faveur du Pakistan, son allié.
Il y a quelques semaines, l’Amaury Sport Organisation, qui gère notamment le Rallye Dakar, a annoncé qu’à partir de 2020 la course mythique se déroulerait en Arabie saoudite pour une durée de cinq ans. Le royaume wahhabite voit en cet évènement un excellent vecteur de soft power. La lutte pour l’influence entre les pays du Golfe atteint de plus en plus le domaine du sport.
À l’heure du déclin de Daech qui signe la fin du djihadisme de troisième génération tel que nous le connaissons, Gilles Kepel analyse les grandes ruptures de la région Méditerranée–Moyen-Orient autour de la question pétrolière. Tandis que la production va décliner en Arabie Saoudite et que les tensions se cristallisent dans le Golfe, la reprise en l’Irak et la chute de Daech signent peut-être le début de la reconstruction d’un espace levantin structuré.
Le port géorgien de Poti sur la mer Noire accueille désormais des navires militaires des États membres de l’OTAN. Le Standing NATO Maritime Group 2 (SNMG2) a organisé des manœuvres en mer avec ses homologues géorgiens. Signaux faibles de l’intensification de la coopération entre l’OTAN et la Géorgie et du renforcement de la capacité militaire géorgienne.
Pourquoi la Maison Blanche a désigné les Gardiens de la révolution comme entité terroriste ?
PolitiqueLundi 8 avril, la Maison Blanche a annoncé que le corps des Gardiens de la Révolution était ajouté à la liste des entités terroristes. Dans les faits, cela revient à considérer la véritable armée iranienne, et l’un des principaux acteurs économiques du pays, comme une organisation terroriste, rendant tout commerce avec l’Iran extrêmement complexe, et des fuites en avant militaires plus probables. Quelle influence cette décision aura-t-elle sur la politique étrangère européenne ? Une fiche exclusive pour fixer les termes du débat.
Les élections indiennes vues du Pakistan : les bénéfices inattendus d’une rivalité croissante
PolitiqueLa campagne électorale pour les élections en Inde, qui ont débuté hier 11 avril, est d’autant plus suivie au Pakistan qu’elle se déroule alors que le traditionnel antagonisme entre les deux pays a atteint un niveau paroxystique, après le risque d’escalade militaire de fin de février au regard du Cachemire. Ce contrecoup montre comme une victoire nationaliste, causant une possible aggravation des relations avec l’Inde, ouvre des possibilités inattendues pour le dirigeants pakistanais.