François Hublet


Markus Söder se succède à lui-même à la tête du gouvernement bavarois, menant un gouvernement de coalition entre son parti, la CSU, et les Électeurs libres. Horst Seehofer, le ministre de l‘Intérieur devenu symbole de l‘opposition à la ligne Merkel, annonce qu‘il démissionnera de ses fonctions partisanes à la fin de l‘année.

La conférence de presse qui s’est tenue à l’issue du Conseil des gouverneurs de la BCE jeudi 25 octobre n’a pas annoncé de mesures nouvelles. Toutefois l’actualité est aussi marquée par une certaine inquiétude : la volonté d’une sortie progressive des politiques de crise pourrait en effet être gravement menacée si une crise survenait en Italie. Faute de véritable cohésion fiscale à l’échelle de l’Union, la BCE serait alors la première à devoir intervenir.

Les résultats des élections législatives au Luxembourg ont confirmé la courte majorité de la coalition de centre-gauche du premier ministre Xavier Bettel, candidat à sa propre succession. Sur le papier, le scrutin reproduit les tendances européennes : chrétiens-sociaux et sociaux-démocrates en baisse, Verts et populistes en hausse. Pourtant, dans les faits, la redistribution des postes qui en résulte est modeste, et les forces pro-européennes demeurent ultra-majoritaires.

Les élections qui se sont tenues dimanche 14 octobre en Bavière ont vu s’opérer une recomposition historique de la situation politique régionale, dans un contexte de forte participation (environ +10% par rapport à l’élection de 2013). Si les orientations politiques futures du grand État prospère, catholique et conservateur du Sud de l‘Allemagne en seront certainement assez peu affectées, l’équilibre des forces – et c’est là tout le paradoxe – y est profondément et durablement bouleversé. À moyen terme, les résultats de ce vote pourraient peser sur l’avenir de la Grande coalition et, partant, sur les dynamiques politiques de toute l’Union européenne.