François Hublet


Élue mardi dernier à la présidence de la future Commission européenne par 383 voix contre 327, Ursula von der Leyen a été portée à la tête de l’exécutif européen par une majorité dont la composition exacte pose question. L’occasion de s’interroger sur la pertinence des notions de coalition et de majorité dans l’espace politique européen.

Élue de justesse à la présidence de la Commission à l’issue d’un exercice de concertation dense, Ursula von der Leyen est désormais à la tête d’une Très grande coalition majoritaire mais divisée.

La candidate désignée par le Conseil pour briguer la présidence de la Commission est une figure essentielle de la vie politique allemande. Tantôt consensuelle, tantôt impopulaire, la ministre de la Défense d’Angela Merkel devra réunir au Parlement, autour de sa candidature, une « Très grande coalition » européenne. C’est en Allemagne que sa nomination divise le plus.

Plus d’un chef d’État et de gouvernement verrait d’un bon œil une candidature d’Angela Merkel à la tête de la Conseil et de la Commission. Toutefois, la chancelière allemande dément toute intention d’occuper un quelconque mandat européen. Retour sur la rumeur actuellement la plus alléchante dans la bulle bruxelloise.

Viktor Orbán et son parti néonationaliste FIDESZ, suspendus du Parti populaire européen, semblaient prêts à le quitter pour rejoindre l’une des formations eurosceptiques au Parlement européen. Confronté à la difficulté de s’imposer à l’échelle continentale, le premier ministre hongrois semble faire volte-face.