Le 30 mai est la date officielle de lancement de la Zone de libre échange pour l’Afrique (AfCFTA), l’un des piliers de l’Union africaine. La fin de toutes les barrières commerciales entre les États du continent n’est cependant que la première étape du processus d’intégration, dont la durée n’a pas encore été définie. De plus, la plus grande zone de libre-échange du monde n’inclut pas pour le moment le Nigéria. Un autre problème non résolu est de savoir comment intégrer l’AfCFTA dans les politiques de la Chine et de l’Union.
Des divisions persistantes dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU
Afriques SubsahariennesLe 29 mai, l’ONU célébrait la journée des Nations Unies pour les missions de maintien de la paix, consacrée à la mémoire des personnes tuées sur le terrain et à la définition des perspectives d’avenir dans les pays où intervient l’ONU. L’analyse de l’état actuel des missions confirme la tendance actuelle à une contribution très polarisée : les pays du « Nord » sont associés à un soutien logistique et financier, tandis que les pays du « Sud » fournissent l’essentiel des forces déployées. Cette tendance est également confirmée pour les opérations régionales. Cependant, les contributions financières ont diminué.
La « réconciliation nationale » en RCD : un nouveau gouvernement, entre l’opposition politique et les milices
Afriques SubsahariennesLe 21 mai, après quatre mois de médiation, Sylvestre Ilunga Ilukamba a été nommé le Premier ministre de la République démocratique du Congo. C’est le résultat de longues négociations entre Felix Tshisekedi et l’ancien président Joseph Kabila, dont le parti est majoritaire au Parlement. Avec cette nomination, le projet réel de « réconciliation nationale », pilier de la nouvelle présidence,peut commencer. Le retour de Moise Katumbi et les problèmes des milices, cependant, sont un facteur inconnu.
Les données sur les exportations d’armes italiennes montrent combien l’Europe contribue aux foyers d’instabilité
MéditerranéeLe gouvernement italien a publié son rapport annuel sur l’état des exportations d’armes pour l’année 2018, conformément à la loi 185/1990. Bien que le nombre d’autorisations ait diminué, la liste des pays clients reste inchangée. Le Qatar reste le premier importateur. Les armes sont de plus en plus utilisées dans les pays non membres de l’Union et de l’OTAN, soulevant ainsi le risque que l’Italie alimente de nombreuses crises internationales.
L’Italie a-t-elle encore les moyens de sa projection géopolitique ? Analyse du cas Djibouti
Afriques Subsahariennes MéditerranéeLa République de Djibouti est au coeur de différentes dynamiques géopolitiques dans une région où s’accumulent guerres et foyers potentiels d’instabilité. L’économie de l’État est très dépendante de la présence militaire étrangère sur son territoire. L’Italie a investi massivement dans le pays, avec une base de la Marine et des Carabiniers, très actifs dans le cadre des projets communs européens. Il s’agit d’une tentative de Rome de se doter d’une projection géopolitique entre la Corne de l’Afrique et la péninsule arabique, malgré son manque de ressources.
La Russie profite de l’augmentation des dépenses militaires en Ouganda pour pénétrer en Afrique
Afriques SubsahariennesLe ministère de la Défense ougandais a annoncé un important plan d’investissement pour renforcer les forces armées nationales. L’augmentation des dépenses militaires a été l’un des piliers de la politique du président Museveni ces dernières années. Les points centraux sont deux : la centralité de la Russie comme fournisseur (qui se base sur un rôle de premier plan dans le continent s depuis quelques années) et la hausse des investissements dans l’armement en Ouganda, dans un cadre régional qui enregistre une diminution significative.
Pour la Turquie, la guerre civile libyenne représente une opportunité pour renforcer sa politique en Afrique. En effet, après avoir étendu son influence en Somalie, Erdogan veut tenter une pénétration décisive vers les réseaux militaires et politiques influents à Tripoli. Mais l’avancée du général Haftar vers la capitale complique ses plans. En outre, la politique turque en Libye a également une valeur sécuritaire, compte tenu de la situation dans le golfe Persique.
Les 10 et 11 avril, les chefs des principales factions engagées au Soudan du Sud, Salva Kiir Mayardit et Riek Machar, se sont rendus à Rome, où ils ont rencontré le Premier ministre italien Giuseppe Conte et le pape François. Ce dernier, embrassant leurs pieds, a affirmé la nécessité d’une transition pacifique et constructive, à la suite de l’accord de paix signé à Khartoum et dans le contexte de la chute du régime Al-Bashir au voisin Soudan.
La réponse au cyclone Idai au Mozambique : atouts et limites de la stratégie de coopération au développement italienne
Afriques SubsahariennesLe cyclone Idai a frappé de vastes zones de l’Afrique australe et orientale en mars 2019. L’un des pays les plus touchés a été le Mozambique, avec plus de 600 personnes tuées dans la ville de Beira, le centre économique du pays. L’Italie a immédiatement envoyé une aide humanitaire par l’intermédiaire de l’Agence italienne de coopération au développement (AICS), qui considère l’ancienne colonie portugaise comme l’un de ses pays prioritaires, en raison des relations diplomatiques étroites qui existent entre Rome et Maputo.
La Méditerranée élargie, clef de voûte du trafic illicite d’armes légères
Afriques Subsahariennes MéditerranéeL’Istituto Ricerche Internazionali Archivio Disarmo (IRIAD) de Rome a publié un rapport sur l’état du trafic illicite des armes légères et de petit calibre (SALW) dans la Méditerranée élargie. Signaux faibles qui démontrent le statut de la Méditerranée comme pont géopolitique pour le trafic illicite. Outre les Balkans et le Moyen-Orient, l’Afrique apparaît comme un territoire de transit et de destination. Mais les acteurs régionaux ont posé la question de savoir comment mettre un terme à ces trafics.