Vera Marchand


Le Livre blanc du gouvernement May semble avoir mené à une impasse et révélé qu’il n’existe actuellement pas plus de majorité pour une sortie en douceur que pour un “hard Brexit”. Le Parti conservateur piétine sur la loi de retrait, Bruxelles tire la sonnette d’alarme sur l’hypothèse “no deal” et les spéculations se multiplient sur des scénarios alternatifs.

Theresa May et son gouvernement ont publié un Livre blanc sur la relation post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Entre les démissions de Boris Johnson et David Davis et la visite déstabilisante de l’allié américain, la Première ministre traverse une zone de turbulences.

L’ancien premier ministre britannique David Cameron, est intervenu publiquement en juin pour mettre en garde le Royaume-Uni face à la monté des populismes. L’intervention, dans la foulée des élections italiennes, confirme encore une fois l’européanisation des clivages politiques  : aucun système politique européen ne peut désormais ignorer ce qui se passe chez ses voisins. Même après le Brexit.

Le ministre de l’Intérieur du cabinet fantôme, Diane Abbott, a promis mercredi dernier qu’un gouvernement travailliste fermerait deux centres de détention pour immigrés, à Bedford et dans les environs de Gatwick, dirigés par des entreprises privées britanniques, dans le but de mettre fin à la politique migratoire lancée en 2012 par Theresa May lorsqu’elle était ministre de l’Intérieur et officiellement intitulée d’«  environnement hostile à l’immigration illégale  ».

Le gouvernement irlandais s’oppose à la protection des troupes britanniques poursuivies pour avoir tué des civils au cours du conflit nord-irlandais, qui – entre 1969 et 1998 – a fait plus de 3600 morts. Côté britannique, les divisions se creusent au sein du cabinet tandis que Theresa May définit la situation des vétérans britanniques de «  profondément injuste  ».