London

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De quoi 2019 a-t-il été le nom  ? Cette semaine nous nous tournons avec une série d’analyse brèves vers l’année qui vient de s’achever, pour comprendre les signaux faibles qui l’ont caractérisé. Nous n’avons pas eu assez de mots pour décrire le processus apparemment infini d’éclatement de l’espace politique britannique et qui semble finalement achevé avec le vote de la chambre britannique qui a suivi l’élection du 12 décembre.

Le 12 décembre 2019, la troisième élection législative britannique nationale en l’espace de quatre ans a vu le parti conservateur remporter une victoire éclatante. Armé d’une majorité absolue, Boris Johnson s’impose comme l’homme qui en aura enfin ‘fini avec le Brexit’  : en janvier 2020, la Grande Bretagne quittera l’Union Européenne. Cependant, les résultats cachent des tendances politiques complexes qui dépassent largement la seule question du Brexit.

Le 12 décembre, le peuple britannique se rendra aux urnes pour une deuxième fois depuis le référendum de juin 2016 sans que la question du Brexit ne soit résolue. Le vote constitue un danger majeur pour le Parti conservateur qui n’a pas encore achevé le Brexit promis, mais il semble même encore plus périlleux pour le Parti travailliste. Avec sa position ambiguë sur le Brexit, le Labour risque de s’éloigner de sa base électorale traditionnelle, surtout dans les régions post-industrielles.

Le Royaume-Uni est maintenant prêt pour ce qui sera certainement l’élection générale la plus importante de son histoire récente. Le sort du Brexit, la possibilité d’un deuxième référendum, le premier mandat embryonnaire de Boris Johnson et le projet travailliste radical de Jeremy Corbyn, tous ces sujets sont en jeu. C’est pourquoi, malgré la tourmente provoquée par le Brexit et la polarisation profonde de l’électorat, l’élection générale de 2019 a quelque chose à offrir à tout le monde.

Boris Johnson a un as dans la manche  : utiliser la stabilité du corps diplomatique britannique pour accélérer la contamination du chaos à l’échelle continentale. Les déboires de la Commission Ursula Von Der Leyen lui fournissent une occasion rêvée. À partir d’une conversation avec une haute personnalité européenne qui nous demande de rester anonyme, notre analyse de la stratégie du zombie Brexit.

John Bercow, président de la Chambre des communes, vient d’annoncer sa démission à compter des élections anticipées ou, au cas où il n’y en aurait pas, avant le 31 octobre, date présumée du Brexit. La démission hors du commun du président de la Chambre signale le début d’une nouvelle phase dans la saga de la crise constitutionnelle en cours au Royaume-Uni.

Quelque 17 millions de citoyens de l’Union européenne résident aujourd’hui dans un autre Etat membre de l’UE. Or, selon les chiffres de la Commission européenne, ils n’étaient en 2014 que 8  % à s’être enregistrés sur les listes électorales de leur pays de résidence. Proposer une estimation du taux de participation effectif de cette population apparaît […]