Vera Marchand


Olly Robbins, conseiller européen de Theresa May et visage du Brexit, ainsi que les fonctionnaires britanniques impliqués dans la négociation du Brexit, ont récemment dû faire face à des attaques anonymes violentes qui ont mené le Financial Times à appeler à lutter contre un climat politique tendu.

Faute de parvenir à débloquer la négociation sur la question du backstop et de la frontière entre l’Irlande du Nord et la République irlandaise, c’est sur le calendrier que le sommet européen de mercredi dernier a tenté de faire avancer le dossier.

Un point d’entente semble être proche sur la question cruciale de la frontière nord-irlandaise, mais rien n’est moins certain que le vote au Parlement sur le plan qui sera présenté par Theresa May après l’important rendez-vous de ce mercredi à Bruxelles.

La négociation du Brexit piétine toujours sur la question de la frontière nord-irlandaise qui met en désaccord le parti Conservateur et le gouvernement britannique. La pression de l’Union pourrait mener à une solution d’ici mi-novembre.

Face à l’hypothèse d’un Brexit “dur”, Theresa May tente de trouver un consensus sur le Livre blanc présenté par le gouvernement, tant au sein de son propre parti, qu’à l’international.

Les inquiétudes sur les conséquences qu’une sortie de l’Union aurait sur le service public de santé, comme l’augmentation des coûts et la réduction du personnel médical, pousse le plus grand syndicat de médecins à se mobiliser pour un second référendum. Facteur crucial dans le vote Brexit, le thème de la santé serait-il suffisamment puissant pour faire basculer l’opinion publique  ?

À Londres comme à Bruxelles, l’alerte est lancée face au scénario catastrophe d’une sortie sans accord. En raison de l’impasse dans laquelle se trouve actuellement la négociation, on s’interroge sur l’existence d’une issue de secours, y compris sur un éventuel second référendum.