Vera Marchand


Theresa May a envoyé une lettre à Donald Tusk vendredi 5 avril demandant un report du Brexit au 30 juin. La date de sortie officielle est le 12 avril. Encore quelques jours donc pour négocier un report plus long de ce que décidé.

Le Parlement britannique a refusé pour la troisième fois l’accord de divorce avec l’Union européenne conclu au mois de novembre dernier, exposant le pays au risque réel d’une sortie sans accord. La Première Ministre a parié sur l’accord, un quatrième vote n’est pas exclu et des scénarios alternatifs sont en phase d’évaluation.

Le Brexit n’aura pas lieu le 29 mars et les idées de révoquer l’article 50 ou d’organiser de nouvelles élections législatives, voire un second référendum, ont de nouveau plongé le pays de l’incertitude. Londres. Le 29 mars 2019 aurait dû être le grand jour de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Une autre semaine décisive a eu lieu au Parlement de Westminster, où les députés se sont exprimés contre une sortie sans accord et en faveur d’un report de la date, très proche, du 29 mars. Si plusieurs scénarios sont encore possibles, et dépendent de la durée de ce report, la possibilité pour le Royaume-Uni de voter aux prochaines élections européennes devient toujours plus réelle.

La publication à la fin du mois de février, sur le site du département d’État au commerce, des objectifs des États-Unis dans leur négociation commerciale avec le Royaume-Uni en vue d’un accord post-Brexit, a suscité de vives inquiétudes à Londres. L’ampleur des réaction a contraint le gouvernement de Theresa May à démentir certaines rumeurs sur les conséquences négatives que le nouveau rapport de force entre Londres et Washington pourrait avoir, notamment en matière sanitaire, agricole et monétaire.

Le nouveau groupe indépendant de parlementaires britanniques a tenu le devant de la scène dans l’actualité britannique. Créé en opposition au processus du Brexit, son véritable influence est encore toute à déterminer, mais il pourrait dans le temps représenter une réponse à la vision du Brexit comme symbole de la crise de l’Europe contenue dans la lettre d’Emmanuel Macron aux européens.

Les dirigeants du service de santé britannique appellent les ministres à voter en faveur du nouveau plan de long-terme annoncé par le gouvernement qui démantèlerait le modèle précédent, ralenti par la privatisation.