« Nous devons devenir plus européens pour rester transatlantiques. »
« Nous devons devenir plus européens pour rester transatlantiques. »
Alors qu’un été très mouvementé, marqué par des crises aux confins de l’Union et par la persistance du Covid-19, s’achève, le président français a invité la chancelière allemande dans sa résidence d’été méditerranéenne du Fort de Brégançon, non loin de Toulon. Au centre du dialogue, un « agenda commun » pour la Méditerranée orientale, mais aussi une réelle convergence de vues entre les deux pays sur les autres dossiers internationaux, comme la Biélorussie, le Mali et l’hospitalisation d’Alexeï Navalny.
La formule de « l’honnête courtier » qui annoncerait sa disponibilité pour servir de médiateur impartial dans tous les conflits du monde, remise au goût du jour par la position allemande sur les tensions en Méditerranée orientale, date de Bismarck. Si, à l’époque, elle est l’expression d’une politique de puissance de l’Allemagne impériale, elle semble aujourd’hui bien peu adaptée à la position allemande vis-à-vis d’autres États membres.
Une analyse du final de la série culte.
« Dammbruch », le barrage rompu — le mot a fait le tour de la presse allemande. Le barrage s’est rompu, mercredi 5 février, avec l’élection au Parlement de Thuringe, dans l’Est du pays, d’un ministre-président libéral soutenu par l’extrême-droite. Un ministre-président sans gouvernement et sans majorité, dont la démission est déjà programmée. Retour sur la crise sans précédent qui secoue toujours la politique allemande.
Le chef du groupe FDP au Landtag de Thuringe Thomas Kemmerich a été élu ministre-président du Land de Thuringe au troisième tour d’une élection très serrée, grâce au soutien de l’AfD. Une défaite inattendue pour Die Linke, qui perd avec Bodo Ramelow son seul ministre-président, et qui constitue un séisme politique.
L’Autriche n’a pas attendu la coalition écolo-conservatrice pour devenir un lieu unique d’expérimentation en termes de coalitions politiques. Dans le Burgenland, les sociaux-démocrates grimpent dans les urnes (50,8 % des voix) après cinq ans de coalition avec l’extrême droite FPÖ.
Hier 5 janvier a eu lieu le second tour de l’élection présidentielle croate. Avec 53 % des voix l’ancien Premier ministre Zoran Milanovic (Parti social-démocrate, SDP), est arrivée en tête devançant la présidente sortante Kolinda Grabar-Kitarovic, soutenue par l’Union démocratique croate (HDZ). Le membre le plus récent de l’UE occupera aussi pour le premier semestre de 2020 la présidence du conseil de l’Union Européenne.
« On entend toujours la même chose : la raison est froide, les émotions sont un truc de l’extrême-droite. Je vous dis, moi, que la raison est douce, chaleureuse. »
Tout au long de cette semaine électorale, Le Grand Continent vous propose une couverture inédite des résultats du seul scrutin continental au monde. Suivez les analyses des résultats en direct : c’est le tour de l’Allemagne.