Pierre Mennerat


Alors qu’un été très mouvementé, marqué par des crises aux confins de l’Union et par la persistance du Covid-19, s’achève, le président français a invité la chancelière allemande dans sa résidence d’été méditerranéenne du Fort de Brégançon, non loin de Toulon. Au centre du dialogue, un «  agenda commun  » pour la Méditerranée orientale, mais aussi une réelle convergence de vues entre les deux pays sur les autres dossiers internationaux, comme la Biélorussie, le Mali et l’hospitalisation d’Alexeï Navalny.

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La formule de «  l’honnête courtier  » qui annoncerait sa disponibilité pour servir de médiateur impartial dans tous les conflits du monde, remise au goût du jour par la position allemande sur les tensions en Méditerranée orientale, date de Bismarck. Si, à l’époque, elle est l’expression d’une politique de puissance de l’Allemagne impériale, elle semble aujourd’hui bien peu adaptée à la position allemande vis-à-vis d’autres États membres.

Nous sommes le peuple Wir sind das Volk

«  Dammbruch  », le barrage rompu — le mot a fait le tour de la presse allemande. Le barrage s’est rompu, mercredi 5 février, avec l’élection au Parlement de Thuringe, dans l’Est du pays, d’un ministre-président libéral soutenu par l’extrême-droite. Un ministre-président sans gouvernement et sans majorité, dont la démission est déjà programmée. Retour sur la crise sans précédent qui secoue toujours la politique allemande.

Hier 5 janvier a eu lieu le second tour de l’élection présidentielle croate. Avec 53  % des voix l’ancien Premier ministre Zoran Milanovic (Parti social-démocrate, SDP), est arrivée en tête devançant la présidente sortante Kolinda Grabar-Kitarovic, soutenue par l’Union démocratique croate (HDZ). Le membre le plus récent de l’UE occupera aussi pour le premier semestre de 2020 la présidence du conseil de l’Union Européenne.