Olivier Lenoir

Analyste stratégique numérique (groupe Orange)

Normalien, diplômé en économie et en diplomatie, Olivier Lenoir est actuellement analyste stratégique dans le numérique à Varsovie, au sein du groupe Orange. Il collabore au Grand Continent depuis 2018 et co-édite La Lettre du lundi.

Son parcours européen l’a également amené à travailler au Bureau International du Travail, chez le Défenseur des droits ou à l’université La Sapienza de Rome.
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Selon les sondage de sortie des urnes parus dans la soirée, e parti national-conservateur au pouvoir, Droit et justice (PiS), est sorti premier mais, en perdant 10 points par rapport aux dernières élections,il semble très loin de la majorité de 231 sièges à la Diète.

Les Polonais se sont rendus aux urnes pour élire leurs députés et leurs sénateurs aujourd’hui, dans un scrutin annoncé comme historique. Selon les sondage de sortie des urnes parus dans la soirée, le parti national-conservateur au pouvoir, Droit et justice (PiS), est sorti premier mais, en perdant 10 points par rapport aux dernières élections, il semble très loin de la majorité de 231 sièges à la Diète. En face, l’opposition crie à la victoire, aussi à cause d’une participation historique qui s’articule à l’échec du quorum des référenda proposés par le PiS. Nous faisons le point.

Le vote le plus important de l’année en Europe commence.

Dimanche 15 octobre, les Polonais renouvellent leur Diète, leur Sénat et votent pour quatre référendums. Après 8 ans de pouvoir du PiS, le pays pourrait changer du tout au tout dimanche… ou pas du tout. Voici 10 points pour comprendre une campagne qui pèsera lourd dans l’avenir de la Pologne, et du continent.

En amont des élections du 15 octobre, la Coalition civique, principal parti d’opposition au PiS en Pologne, organise aujourd’hui une grande marche à Varsovie. Comment se déroule la campagne  ? Qu’attendre du scrutin  ? Quelle coalition pourrait en sortir  ? Un tour d’horizon en dix points, à J-14.

Partout, les migrations reviennent à l’agenda — que ce soit du fait de la guerre, du réchauffement climatique, ou bien de l’émergence de figures qui font de ce qu’ils nomment la «  lutte contre l’immigration  » le fondement de leur programme et de leur projet politique. Entre faits et représentations, un pas de recul s’impose pour comprendre les migrations au temps de la guerre en Ukraine. Nous proposons un tour d’horizon en 10 points, 12 graphiques et cartes.

À moins d’un mois des élections législatives du 15 octobre, le gouvernement polonais, dont le principal parti, Droit et justice (PiS), vise une réelection pour un troisième mandat, se retrouve au cœur d’une polémique nationale au sujet d’un scandale de visas octroyés à des immigrés issus de pays extérieurs à l’Union européenne.

Favori mais en difficulté dans les sondages en vue des législatives de cet automne en Pologne, le parti Droit et justice (PiS) se réunit aujourd’hui, jeudi 15 juin, pour étudier le retour au gouvernement de Jarosław Kaczyński, le leader incontesté du PiS, considéré comme le dirigeant de facto du pays.

En face, l’opposition, dont la formation principale est la Plateforme civique de Donald Tusk, a ses chances mais devra composer avec le reste des forces politiques. Les camps s’affrontent sur toutes les principales questions qui animent la vie politique du pays  : économie, géopolitique, Europe, genre.

La semaine a commencé en Pologne par les annonces du président Duda sur le projet de loi du gouvernement contre l’influence russe dans la politique nationale, rapidement interprété comme une loi anti-opposition et même anti-Donald Tusk. En réponse, les Polonais ont participé à des manifestations monstres, à l’initiative de l’opposition, pour sauver la démocratie. La saison électorale, qui aboutira au renouvellement des députés à l’automne, s’annonce particulièrement longue.

En 2023, un élément clef a changé. Toutes les forces d’opposition à Poutine s’accordent au moins sur un plan  : rendre tous les territoires occupés à l’Ukraine, payer des réparations, renvoyer les criminels de guerre devant des tribunaux internationaux et construire une république parlementaire en Russie. Mais l’avenir de la politique économique du pays est plus incertain. Comme il y a un an, il repose encore beaucoup sur les sanctions — et de plus en plus sur les choix de la Chine.

Sujet d’ordinaire considéré comme technique et au second plan, les politiques énergétiques sont brutalement entrées dans la vie quotidienne et dans le débat, en Europe et en France. Le Grand Continent publie en exclusivité les résultats d’une enquête clef réalisée en mars 2023 pour Kantar, qui éclaire les changements à l’œuvre et offre des perspectives nouvelles.

Dans un contexte de resserrement des politiques monétaires, comment les banques centrales peuvent-elles intervenir pour accélérer la transition environnementale  ? Nous traduisons et commentons pour la première fois le discours clef d’Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE et l’une des figures les plus influentes de la politique monétaire de la zone euro.

Pour l’économiste Sergueï Gouriev, un embargo sur les importations d’hydrocarbures russes est la solution la plus rapide pour mettre un terme à la guerre, sans que cela ne règle tous les problèmes. Dans cet entretien, il revient également sur le rôle de la Chine dans le conflit, sur celui des oligarques russes ou encore sur le pouvoir par la peur exercé par Poutine.

À l’aube d’une année déterminante pour la place de la France dans le monde, une étude publiée aujourd’hui mesure les représentations des Français en matière de politique étrangère. On les découvre europhiles notamment pour leur défense, atlantistes mais ouverts, toujours très marqués par un clivage droite-gauche et des conflits de valeurs, au sein desquels les macronistes cherchent leur place. Apport intéressant de l’étude  : les zemmouriens semblent être la seule véritable force europhobe au sein de l’électorat français.

Et si le débat sur la dette publique évoluait au gré de la saisonnalité des modes  ? Olivier Lenoir file cette métaphore pour revenir sur deux années marquées par les bouleversements de la pandémie et comprendre ce qui va suivre. Le nouveau cycle printemps-hiver 2021-2022, celui de la campagne présidentielle française et du débat sur le Pacte de stabilité et de croissance au niveau européen, sera peut-être celui de tous les éclats.

La généralisation du «  certificat Covid numérique de l’UE  » dans l’Union et l’extension des pass sanitaires dans de nombreux États membres se traduisent par d’importantes discriminations entre les personnes vaccinées dans l’Union, et celles qui sont vaccinées en dehors de l’Union – qu’elles soient européennes ou non. Il y a une urgence à promouvoir une reconnaissance mondiale de l’ensemble des vaccins contre le Covid-19 dans l’Union européenne.

Depuis l’attaque islamiste survenue en mars à Palma, la province du Cabo Delgado au nord du Mozambique est durablement déstabilisée et les perspectives d’amélioration sont encore faibles. Au-delà de la crise humanitaire, la question de la stabilité de l’Afrique australe se pose. L’Union européenne, tirée par le Portugal, semble se pencher sur le dossier mais une intervention ne risque pas de survenir avant plusieurs mois.

L’OCDE a actualisé le 9 mars ses prévisions de croissance pour 2021. Globalement optimistes, les résultats montrent que la zone euro ne retrouvera le niveau de la fin de l’année 2019 qu’à la fin de 2022.

De sa participation à la campagne présidentielle de Mitt Romney en 2012 à la publication de The Once and Future Worker, Oren Cass s’est donné pour but de proposer de nouvelles bases intellectuelles aux Républicains. L’économiste illustre une recomposition profonde de l’idéologie conservatrice américaine qu’il faut suivre de près pour comprendre les nouveaux positionnements de la droite américaine. Dans cet entretien, nous le confrontons sur les grandes lignes de cette tendance, antérieure à Trump et qui rêve de dépasser le trumpisme.

Il y a un mois, les prix Nobel d’économie 2019 Abhijit Banerjee et Esther Duflo publiaient une tribune dans Le Monde, où ils invitaient à reconfiner la France du 1er au 20 décembre 2020. Le reconfinement annoncé hier par Emmanuel Macron en pleine deuxième vague semble s’apparenter à ce que prônaient Banerjee et Duflo.

Alors que l’attention des gouvernements est tout entière attachée à la gestion de la crise sanitaire, économique et sociale, ceux-ci auraient tort de se détourner de la lutte contre le terrorisme. Le Grand Continent vous donne les pistes pour comprendre les grandes tendances qui affectent le terrorisme mondial en mai 2020.

Nombre de tests pour le coronavirus réalisés Europe Allemagne France monde réponse globale covid-19

Retranchés dans une stratégie de confinement à l’horizon incertain, les pays occidentaux commencent à regarder vers la Corée du Sud ou Singapour, qui semblent capables de concilier une continuité de l’activité économique et la limitation de la diffusion du virus. Ces pays, plus préparés au risque épidémiologique, se distinguent par une stratégie s’appuyant sur des tests de masse. Une similaire stratégie européenne de dépistages massifs est-elle possible  ?

La fermeture des frontières et le confinement sont apparus comme des mesures primordiales pour freiner la propagation du coronavirus, mais elles ne sont en rien des solutions au problème central  : trouver un vaccin contre le COVID-19. Pourtant, même si l’on découvrait ledit vaccin, il n’est pas certain que toutes les populations accepteraient de se faire vacciner. Cette carte, réalisée par l’Observatoire Géopolitique du Covid-19, montre le soutien pour les vaccins dans le monde.

Pourquoi ce Nobel d’économie est si particulier  ? Pour comprendre, voici un résumé – non exhaustif – des apports théoriques majeurs du trio d’économistes récompensés le 14 octobre  : leurs avancées remarquables en économie de l’éducation et leurs résultats concernant l’usage du microcrédit dans les pays en développement.

Mardi 10 septembre, la présidente désignée de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté son équipe de candidats aux postes de commissaires. Le Grand Continent vous présente une série de plusieurs épisodes pour présenter ces candidats, en choisissant à chaque fois des profils intéressants et révélateurs pour comprendre l’orientation géopolitique de la prochaine Commission.

Demain, mardi 3 septembre, le Parlement britannique est censé se réunir pour la dernière fois, avant une suspension de cinq semaines. Il devrait reprendre le 14 octobre, deux semaines avant la date prévue pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union. Le Grand Continent vous propose d’isoler trois faits révélateurs de ces derniers jours.

Pour concurrencer la position du dollar, le gouverneur sortant de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, jette un pavé dans la mare calme de Jackson Hole (Wyoming) en proposant d’étudier la piste d’une crypto-monnaie internationale, digitale, décentralisée. Olivier Lenoir a analysé son discours.

Les grand-messes économiques internationales seront au nombre de deux en fin de semaine prochaine et donneront un peu de relief à nos paysages de l’été. Du 22 au 24 août prochains, le symposium annuel des banques centrales de Jackson Hole, crucial pour la détermination de la Banque fédérale américaine (Fed), se tiendra dans les montagnes du Wyoming. En Europe, Biarritz et ses quatre kilomètres de littoral accueilleront le G7 du 24 au 26 août.

L’atmosphère paisible de Francfort-sur-le-Main est déjà perturbée par les tensions qui président à la nomination du successeur de Mario Draghi à la Banque centrale européenne (BCE) en octobre. Celles-ci traduisent tout à la fois des oppositions entre mesures prédéfinies et attention aux évolutions du marché, entre retour aux sources et appel à la créativité. Surtout, le processus de nomination témoigne de logiques politiques et nationales qui interrogent sa réalisation à l’échelle pertinente. Le Programme GEG | Économie propose dix points pour donner un sens à ces débats.

Dans un récent article, l’économiste néerlandais Peter van Bergeijk soutient que la démondialisation est à l’œuvre depuis plus de dix ans, bien avant que les populistes n’aient gagné du terrain et ne s’en soient fait les partisans. La politique de Trump ou le Brexit ne sont que les avatars d’un processus plus long qui rend urgente la rénovation de la gouvernance économique mondiale.

Tandis que le ministre des finances Bruno Le Maire met en place sa taxe GAFAM sur le chiffre d’affaires des géants du numérique, une tribune signée par intellectuels et politiques proches de la gauche réclame une réforme plus ambitieuse encore  : un nouveau schéma de taxation des bénéfices au niveau international.

Une étude du CEP, un think tank allemand libéral, affirme que l’Euro a coûté à chaque français plusieurs dizaines de milliers d’euros. Le problème est que ce chiffre est … faux. Le GEG | économie a trouvé de grossières erreurs méthodologiques qui disqualifient la démarche du CEP et laissent planer le doute sur sa bonne foi. Mais au-delà de la mise au point statistique, cette séquence révèle des points intéressants, tant sur les positions de la droite libérale allemande que sur les structures du débat public français. Le GEG | Économie vous en propose une synthèse en dix points.

La Cour Suprême des États-Unis a donné son feu vert à la procureure générale du Massachusetts afin qu’elle accède à des documents internes de la compagnie pétrolière américaine ExxonMobil, dans le but d’évaluer sa connaissance réelle du réchauffement climatique, qu’elle aurait ouvertement dissimulé à ses investisseurs et consommateurs. Exxon est en effet impliquée dans de nombreuses accusations liées au climat, ce qui ne l’a pas poussée à renoncer à ses activités polluantes.

Au cours d’une communication téléphonique tenue le lundi 10 décembre, la Chine s’est engagée à réduire les taxes à l’importation des voitures américaines, de 40 à 15 pour cent, et remet en cause la portée de son programme de transformation massive de l’industrie chinoise vers les nouvelles technologiques, qui inquiète les États-Unis. Cette annonce s’inscrit dans le contexte de trêve de la guerre commerciale sino-américaine, qui demeure cependant très fragile.

La Chine, sévèrement critiquée par de nombreux États, et en particulier les États-Unis, accusée de ne pas respecter les règles du commerce international, a finalement accepté de participer aux négociations, et de réfléchir à d’éventuelles concessions, visant à réformer l’OMC. Pékin reste cependant fort suspicieux et refuse que ces réformes se fassent au détriment de sa puissance économique et commerciale.

La semaine du 22 au 26 octobre a permis à la Commission européenne et à plusieurs dirigeants européens de multiplier les attaques contre les géants du web, tant sur le plan du respect des données personnelles que du rapport que ces acteurs entretiennent avec la fiscalité. Reste à savoir le poids réel de ces discours.

En bref – La ministre des Affaires étrangères indienne a confirmé le soutien que son pays accordera à Maurice lors des audiences publiques de la Cour Internationale de Justice sur la la question des Chagos. Ces audiences constitueront un tournant dans la résolution de cette affaire qui met à mal la diplomatie britannique post-Brexit.

Selon les déclarations récentes de la Commission, le Plan d’investissement pour l’Europe a dépassé les attentes, mobilisant 335 milliards d’euros pour le soutien aux P.M.E. et aux entreprises innovantes, surtout dans les pays les plus frappés par la crise.