Pierre Ramond


Le général Ghassem Soleimani, chef de la branche Al-Qods des Gardiens de la Révolution iranien a été tué dans la nuit du 2 au 3 janvier dans l’aéroport de Bagdad par une frappe de drone américain. La revendication officielle et triomphante de cette mort par l’administration américaine et les réactions logiquement belliqueuses des officiels et militaires iraniens laissent présager un nouveau risque d’escalade de la violence au Moyen-Orient.

Lundi 22 juillet, Imran Khan, Premier ministre du Pakistan, a rencontré Donald Trump lors d’une visite d’État à Washington visant à renouer des relations plus cordiales entre les deux pays. Cependant, la visite est l’occasion de se rendre compte du désintérêt de fond que l’administration Trump porte à la région, uniquement analysée à l’aune de la nécessité de retirer les troupes d’Afghanistan pour la campagne électorale de 2020.

La tournée asiatique du ministre des affaires étrangères iranien Mohammed Javad Zarif afin de rencontrer les dirigeants indien, japonais et chinois révèle une nouvelle option stratégique iranienne qui, face à l’inaction européenne dans la crise actuelle, repose sur les partenaires asiatiques et les nouvelles puissances pour garantir la survie économique de l’Iran. Si l’Inde et le Japon se sont montrés prudents, la Chine a recommencé à importer du pétrole iranien, en dépit de l’embargo américain.