Pierre Ramond


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Alors que la crise du coronavirus fait rage en Iran, que les autorités iranienne demandent l’aide de la communauté internationale et qu’un grand nombre de pays appellent les Etats-Unis à lever leurs sanctions contre l’Iran afin d’aider le pays à surmonter cette crise et lui permettre de recevoir plus facilement un soutien financier et médical, l’administration Trump poursuit sa politique de «  pression maximale  ». En quoi les sanctions nuisent à la lutte contre le coronavirus  ? Quelle est la position actuelle de l’administration Trump  ? L’administration iranienne est-elle responsable de ce blocage  ? La réponse en trois points et deux cartes.

Le Général Soleimani a été abattu par les Etats-Unis le 3 janvier, il y a un peu plus d’un mois. Quelques jours plus tard, la République islamique d’Iran répliquait par des frappes contre une base irakienne utilisée par les Etats-Unis. Les conséquences de cette séquence d’escalade restent aujourd’hui à tirer, que ce soit pour l’Iran, les Etats-Unis, l’Irak, ou l’ensemble de la région. Les auteurs de cette contribution proposent d’analyser les implications stratégiques de l’intervention américaine qui, malgré son succès de façade, affaiblit considérablement la position des Etats-Unis dans la région. Dans le même temps, le régime iranien fait face à une crise de légitimité d’une intensité nouvelle.

Soleimani avec un soldat gardien de la révolution iran

Le général Soleimani a été tué par une attaque de drone américain le 03 janvier 2020. Qui est-il  ? Quelle est l’importance de sa mort pour l’armée iranienne et pour les milices qu’elle soutient en Irak, en Syrie et au Liban  ? Comment le régime iranien peut-il réagir à cette attaque  ?

la martyrologie chiite

Pour comprendre comment la mort du général Soleimani sera utilisée par le régime iranien, il faut comprendre la nature de la martyrologie chiite avec ce livre de Farhad Khosrokhavar.