Pierre Ramond


Le Général Soleimani a été abattu par les Etats-Unis le 3 janvier, il y a un peu plus d’un mois. Quelques jours plus tard, la République islamique d’Iran répliquait par des frappes contre une base irakienne utilisée par les Etats-Unis. Les conséquences de cette séquence d’escalade restent aujourd’hui à tirer, que ce soit pour l’Iran, les Etats-Unis, l’Irak, ou l’ensemble de la région. Les auteurs de cette contribution proposent d’analyser les implications stratégiques de l’intervention américaine qui, malgré son succès de façade, affaiblit considérablement la position des Etats-Unis dans la région. Dans le même temps, le régime iranien fait face à une crise de légitimité d’une intensité nouvelle.

Soleimani avec un soldat gardien de la révolution iran

Le général Soleimani a été tué par une attaque de drone américain le 03 janvier 2020. Qui est-il  ? Quelle est l’importance de sa mort pour l’armée iranienne et pour les milices qu’elle soutient en Irak, en Syrie et au Liban  ? Comment le régime iranien peut-il réagir à cette attaque  ?

la martyrologie chiite

Pour comprendre comment la mort du général Soleimani sera utilisée par le régime iranien, il faut comprendre la nature de la martyrologie chiite avec ce livre de Farhad Khosrokhavar.

Le général Ghassem Soleimani, chef de la branche Al-Qods des Gardiens de la Révolution iranien a été tué dans la nuit du 2 au 3 janvier dans l’aéroport de Bagdad par une frappe de drone américain. La revendication officielle et triomphante de cette mort par l’administration américaine et les réactions logiquement belliqueuses des officiels et militaires iraniens laissent présager un nouveau risque d’escalade de la violence au Moyen-Orient.

Lundi 22 juillet, Imran Khan, Premier ministre du Pakistan, a rencontré Donald Trump lors d’une visite d’État à Washington visant à renouer des relations plus cordiales entre les deux pays. Cependant, la visite est l’occasion de se rendre compte du désintérêt de fond que l’administration Trump porte à la région, uniquement analysée à l’aune de la nécessité de retirer les troupes d’Afghanistan pour la campagne électorale de 2020.