Olivier Vallée


La composante religieuse des émeutes qui se déroulent ces jours-ci à Bamako, dans le district de Badalabougou, est importante, mais elle n’est pas la seule  : il s’agit d’un mouvement de mécontentement plus large et transversal qui remet en question le régime IBK – avec d’éventuelles conséquences importantes pour la France et le G5.

militaire italien Erbil Iraq coalition

Aujourd’hui, c’est la Méditerranée et les sables infinis du Sahel qui attirent l’attention sur l’Italie, du fait de sa présence diplomatique et militaire au Niger depuis 2018. Cette insertion dans le pré carré français ne s’est pas faite sans mal mais elle permet la redécouverte du poids de l’Italie en Libye. Les Français ont prêté peu d’attention pendant des décennies à l’expertise africaine de leur grande sœur latine et sont peu convaincus de ses apports martiaux. Pourtant, avec des effectifs qui ne sont pas considérables mais avec des combinaisons tactiques et politiques subtiles, l’Italie est présente militairement dans le monde des guerres.

La question de la dette sort de son confinement et, une fois de plus, la Chine est au premier rang  : Pékin détient 152 milliards de $ de créances, dont les trois-quarts ne sont pas concessionnelles. Sa position est double  : d’un côté, la Chine insiste sur la diversité des financements et leur éventuelle révision au cas par cas, et de l’autre côté, elle accepte d’être le souverain maître de la dette en Afrique et donc l’arbitre de la situation. Le cas de l’Angola est un bon exemple de la politique chinoise de la dette.

Mauricio Claver-Carone, le conseiller du président Trump pour les questions latino-américaines, est devenu le premier président américain de la Banque Interaméricaine de Développement. La presse et les milieux libéraux le considèrent un faucon qui réussit à jouer sur trois tableaux, entre le maintien de l’embargo pour Cuba, son caudillisme en Équateur et la déstabilisation du régime Maduro.

Si l’Amérique de Donald Trump peut sembler prendre à la légère sur son territoire la pandémie de la Covid-19, elle ne reste pas insensible à l’opportunité de reprendre l’initiative en Afrique tandis que ses alliés et adversaires semblent soit englués, soit incertains de leurs responsabilités.Tour de l’horizon du nouveau protagonisme de Washington dans le continent.