Les généraux en retraite mais aussi ceux qui sont encore au sommet de la hiérarchie de l’armée française n’hésitent pas à parler de bourbier ou d’enlisement de l’opération Barkhane (OPEX) au Mali, « ensablement » serait plus approprié. Mais un détour par le Niger permet de s’interroger sur les enjeux de l’intervention militaire française au Mali et de son initiative spectaculaire du 4 juillet1 de fusion du G7 et du G5 au nom du développement du Sahel.

Un porte-avion pour la guerre pan-sahélienne ?

Il y a deux semaines, à l’approche d’un sommet de l’Union Africaine2 qu’il abrite du 4 au 6 juillet 2019, le Niger a signé un accord pour l’installation sur son sol d’une base des troupes des Émirats arabes unis. Mohammed Ben Zayed Al-Nahyan, le prince héritier d’Abou Dhabi, dirige le principal État de la fédération des Émirats. Outre le Yémen où il mène une guerre avec son allié Mohammed Ben Salman, 31 ans, désormais prince héritier d’Arabie saoudite, il est « le parrain » de la conquête du pouvoir du maréchal Haftar en Libye. Ce dernier mène, avec le soutien actif des Émirats, de l’Égypte, de la France et plus récemment des États-Unis, une offensive difficile contre le gouvernement libyen d’union nationale présidé par Fayez Sarraj et en place à Tripoli. Il est accusé d’être à l’origine du bombardement (le 3 juillet 2019) d’un camp de rétention de migrants sous contrôle du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) où au moins 40 personnes ont péri.

Les généraux en retraite mais aussi ceux qui sont encore au sommet de la hiérarchie de l’armée française n’hésitent pas à parler de bourbier ou d’enlisement de l’opération au Mali, « ensablement » serait plus approprié

Olivier Vallée

Le Niger risque donc de se retrouver, après le conflit malien, intriqué, avec cette nouvelle base émiratie, dans la dimension militaire du bourbier libyen. Ce qui ajoutera aux embarras des dynamiques dangereuses dans lesquelles il est engagé, des trafics (de drogues de synthèse notamment, dont le Tramadol gonflé) et contrebandes, à « la guerre contre le terrorisme » et le blocage des voies d’immigration vers l’Europe. Mercenaires américains, africains et européens y complètent le dispositif de bases étrangères3 et de camps de rétention installé à travers tout le pays. Cependant au début du mois de juillet de nouveau l’armée nigérienne a perdu plus de 20 hommes à Tongo Tongo, zone où depuis 2017 le complexe militaire subit de nombreux coups mortels de l’organisation djihadiste d’Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, qui a prêté allégeance au groupe État islamique (EI) et se fait appeler « État islamique dans le grand Sahara » (EIGS). Le 4 octobre 2017 déjà, quatre soldats américains et cinq militaires nigériens y avaient été tués dans une embuscade. Les groupes armés montent des attaques extrêmement organisées dans cette partie du Niger, à proximité de la frontière malienne, mais non loin de Tillabéry, une préfecture clé de l’Ouest du Niger et sur la route de la capitale, Niamey.

Carte élaborée par l’ECFR et son projet de recherche, disponible à l’adresse suivante : https://www.ecfr.eu/mena/sahel_mapping

La présence du complexe militaire étranger où s’encastrent à présent les Émirats Arabes Unis est contestée4 par la population qui voit, outre l’intensification des embuscades et des attentats des groupes armés du Grand Sahel, l’enrôlement de jeunes Peulhs5 nigériens dans ces violences et la capitale exposée aux attentats, prisonnière des mines et explosifs à distance qui la ceinturent. Les Touaregs et les Arabes nigériens dont les représentants et les élites économiques et sociales font figure de privilégiés de la nomenklatura, que le président du Niger, Issoufou et ses proches ont mis en place, ne contestent plus vraiment le système de trafics, passivement soutenu par l’armée et toléré par les contingents militaires étrangers indifférents et les diplomates, impuissants, ou qui choisissent de détourner le regard.

L’État abandonne ainsi une bonne partie du territoire à ses potentialités et contraintes économiques (ressources abondantes de pétrole de Zinder exploitées par les Chinois et effondrement de l’uranium d’Arlit abandonné par Areva), à ses circulations illicites, à ses passeurs de migrants désespérés. Ce laissez-faire d’un État dont le budget militaire est maintenant plus élevé que ses dépenses d’éducation se conjugue avec un abandon des politiques de réduction de la pauvreté, menant à la paupérisation accélérée des pasteurs et des paysans. Le Niger doit aussi accueillir de plus en plus de réfugiés du Burkina et du Mali, secoués par les attaques de groupes militarisés et de milices armées. Certains sont accueillis dans des camps aidés par le système des Nations unies, lourd et couteux, et d’autres campent à la lisière des villes. La population locale elle-même affronte des difficultés dans la région de Diffa avec les massacres de Boko Haram et dans l’Ouest avec la menace des mouvements de rebelles. Les opérations d’éradication du terrorisme contribuent à vider certaines zones et à l’abandon des cultures et de l’élevage.

Le voisin libyen est depuis longtemps un facteur de désordre au Niger. L’attaque de ce pays en 2011 par Nicolas Sarkozy a complètement affolé la giration des groupes ethniques venus du Sahel qui s’y trouvaient et accentué la dissémination des armes dans toute la région. Les Toubous, des semi-nomades sans État mais à cheval sur plusieurs pays, le Mali, le Tchad, le Niger et depuis longtemps insérés dans les conflits et dans l’armée libyenne sont confrontés à la double attaque du maréchal Haftar et de son allié, le dictateur Idriss Déby, un vieux complice de Paris. Aujourd’hui, la pression de l’armée d’Haftar au sud de la Libye pousse les opposants Toubous à Déby qui s’y étaient réfugiés à revenir au Tchad. Cette frontière nord du Tchad est un espace contesté et l’armée de Déby les a violemment refoulés. Les éléments toubous armés n’ont d’autre choix que se rallier aux brigades libyennes qui combattent Haftar. Cependant ces conflits s’ajoutent à d’autres tensions au Tchad et vont prendre une tournure dramatique en se régionalisant. Les Toubous du Niger ne resteront pas indifférents au traitement que leurs homologues reçoivent en Libye et au Tchad et pourraient répéter chez eux la dissidence qui se manifeste chez les Peulhs6 et réveiller la rébellion de certaines factions Touareg, apparemment pacifiées par Niamey. De même l’éclosion de rébellions armées peulh qui se rattachent à des groupes islamiques dans le Macina au Mali semble se répéter sous un mode plus atomisé au Niger.

Cette dégradation de la situation de l’environnement du Niger et sa propre fragilité ne sont peut-être pas vraiment prises en compte par les forces américaines et françaises qui y sont présentes. Le département de la défense des États-Unis fournit des soutiens logistiques surtout pour la détection et les écoutes à la frontière malienne mais peu dans les opérations propres à l’armée nigérienne. La fonction stratégique du Niger est en effet de leur servir de sanctuaire ainsi que de centre de renseignement et d’écoutes, avec notamment les Allemands à Tahoua. L’immense étendue nigérienne, aux confins de l’Algérie et du Bénin, offre un site multipolaire d’observation aérienne en mesure, outre le Sahel, de surveiller la Libye, le lac Tchad et le Nigéria.

La France peut expédier de Niamey ses avions afin de bombarder les colonnes qui menacent Idriss Déby au Tchad, sans se montrer particulièrement efficace à Diffa ou prévenir les tueries et leurs représailles dans le Macina malien. Déjà empêtré dans le bourbier de Barkhane, le Niger rentre donc dans l’orbite de la guerre qui se mène pour dépecer une fois de plus la Libye avec le conflit de tranchée entre le pouvoir en place à Tripoli et le coup d’État de Haftar. On peut anticiper à la fois l’enlisement de ce conflit, et une contagion à tout le Sahel, avec son cortège de violences et d’insurrections. L’atout du Niger résidait encore dans ses forces de défense dans lesquelles son peuple a confiance. Son armée a su intervenir régulièrement quand les équilibres ethniques et politiques étaient menacés7 et résister à l’intrusion armée de Kadhafi dans les années 1980. Elle est encore efficace aujourd’hui parce qu’elle n’a pas été affaiblie par les absurdes programmes de coopération militaire menés à l’instigation de la France dans les autres pays8 francophones d’Afrique de l’Ouest, en particulier le Mali qui abritait le centre école de Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix à Koulikoro.

Le laissez-faire d’un État dont le budget militaire est maintenant plus élevé que ses dépenses d’éducation se conjugue avec un abandon des politiques de réduction de la pauvreté, menant à la paupérisation accélérée des pasteurs et des paysans.

Olivier VallÉe

Pour l’instant les militaires nigériens subissent de lourdes pertes avec des capacités réduites de mobilité et très peu d’informations provenant de leurs « alliés » occidentaux (à l’exception des Allemands à Tahoua assurant la formation d’une brigade de renseignement) sur les positions ennemies comme sur leurs déplacements. Les alliés occidentaux du Niger n’ont pas confiance en lui et craignent les fuites. Pourtant les soldats du Niger concentrent sur eux les attaques des insurgés et des miséreux de l’intérieur, ce qui épargne pour l’instant les civils, à la différence du Mali. Mais les guerres contre le terrorisme entrainent toujours des exactions contre les civils. Les militaires nigériens s’en sont déjà rendus coupables. Supplétifs du système mis en place par l’Union européenne pour lutter contre l’immigration et de sauvetage du Mali, les soldats de Niamey y perdront aussi la confiance de leur peuple.

Première ligne de défense contre l’immigration africaine ?

Au Niger est dévolu un autre rôle déterminant pour l’Union européenne et la France, celui de plateforme de tri et de rétention des flux de réfugiés qui fuient la Libye ou veulent la rejoindre pour survivre et passer dans des pays limitrophes ou traverser la Méditerranée. La géographie bien sûr incline à considérer la fonction «naturelle » d’appui de ce pays aux politiques européennes mélangeant le secours aux réfugiés et la contention des migrants. Des considérations fumeuses9 de pseudo-experts essaient de faire accroire que sa situation serait moins dégradée que celle du Mali voisin, où prolifère la MINUSMA. Le fait que l’administration nigérienne soit plus solide que celle du Mali ou du Burkina Faso et que les troupes de Niamey aient échappé au désarmement moral et combatif des autres armées voisines en a fait un pôle privilégié pour l’action « extérieure » de l’Union européenne,  avec le relais français. Son objectif central : la fixation des flux humains. À terme elle entrevoit une force de sécurité nigérienne entrainée à l’anti-immigration et débarrassée de sa mauvaise image de corruption pour se passer du HCR et de l’OIM. Dans cette perspective ardue, il était impossible pour la partie française de ne pas constater l’effet dévastateur de son action en Libye en 2011, ni facile de se positionner en première ligne après ses faits d’armes. Si elles diffèrent, les versions qui l’impliquent dans l’assassinat de Kadhafi convergent. Détecté par un Predator10, le colonel aurait trouvé la mort lors du bombardement de son convoi par des jets français. D’autres sources prétendent qu’il aurait été exécuté par un agent français11.

Cette dégradation de la situation de l’environnement du Niger et sa propre fragilité ne sont peut-être pas vraiment prises en compte par les forces américaines et françaises qui y sont présentes

Olivier VallÉe

L’Union européenne va ainsi imaginer très vite pour le Niger la mission civile d’appui aux forces de sécurité intérieure et à la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée (EUCAP SAHEL NIGER), décidée en 2012 dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune de l’Union européenne. L’Union obtient à la demande du gouvernement nigérien de faire passer son diktat au président du Niger, Mahamadou Issoufou. Élu difficilement à cette époque et à la merci d’un accord avec le FMI pour payer ses fonctionnaires, il est confronté sans doute à juste titre à de nombreuses accusations de corruption et d’inefficacité face au MUJAO ou à Boko Haram. Cependant, malgré ce bilan, la prorogation de la mission EUCAP SAHEL NIGER est effectuée en juillet 2014, avec l’échéance de juillet 2016, sur demande des autorités nigériennes, et ensuite de nouveau pour les années 2017-2022. Les experts d’EUCAP, fournis à prix d’or, par des bureaux d’études européens font monter les loyers des villas de Niamey, construites sur les prébendes et les marchés publics des familles arrivées au pouvoir avec Issoufou, l’ami de François Hollande. Mais ils contribuent ainsi au plein développement de l’économie du complexe sécuritaire et anti-immigration qui fait fructifier les intermédiaires assurant locations de résidences, approvisionnements en alcools et produits importés, détentes, festivités et importation de véhicules japonais tout-terrains. Mais il ne faudrait pas accabler seulement le régime nigérien.

En effet, c’est le Conseil affaires étrangères du 13 mai 2015 de l’Union européenne qui va décider unilatéralement de modifier la mission d’EUCAP Sahel Niger en y intégrant la prévention de l’immigration illégale. Ainsi, d’une logique de relations commerciales, de coopération au développement, de renforcement des capacités sécuritaires et militaires de l’État nigérien, on passe à une logique de lutte contre l’immigration clandestine par la volonté européenne. À défaut d’avoir pu rendre effectif le dessein migratoire de l’accord de Cotonou, l’Union européenne va l’incorporer à sa mission civile d’appui aux forces de sécurité intérieure et à la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Cependant la multiplication des centres de rétention, qui gonfle les rentrées d’argent du Haut-Commissariat aux Réfugiés et de l’Organisation Internationale des Migrations et suscite la mobilisation par rotations de centaines de jeunes européens comme personnel humanitaire, ne se fait pas sans heurts. Ainsi parmi les Soudanais arrivés à Agadez en 2017, fuyant les combats et l’esclavage en Libye, certains sont soupçonnés d’appartenir à des groupes armés. Pour des raisons sécuritaires, aucun pays européen ne veut de leur présence sur son sol. C’est le cas aussi d’autres Soudanais à Niamey, mais aussi de jeunes combattants libériens, tchadiens et maliens qui reviennent de Libye au bénéfice de l’espoir d’avoir des papiers et de s’installer au Niger.

Le détournement des ressources du développement pour la sécurité et la lutte contre l’immigration est cautionné par Emmanuel Macron et ses exécutants

Olivier Vallée

L’Union et la France créent un réservoir de troubles avec ces « réfugiés » qui pour des raisons culturelles et en raison de leur image de violence ne sont pas assimilés dans la société nigérienne qui a l’habitude pourtant de la présence de Togolais, de Ghanéens12 ou de Nigérians. Rien ne se fait pour la formation de la jeune population du Niger et de plus en plus les nomades n’ont d’autre recours que les armes, pris entre l’amoindrissement des pâturages et l’insécurité des déplacements. Des « projets concrets »13 pour le développement de ce pays très pauvre, annoncés par Macron en 2017, très peu ont été réalisés malgré l’attention de l’ambassadeur Châtaignier pour le Sahel.

La mission humanitaire conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants et le programme MRRM sont financés par le Fonds fiduciaire de l’Union européenne pour l’Afrique. C’est un détournement de plus des ressources de ce Fonds fiduciaire qui devait être le bras financier des trois D en concourant au développement de pôles de croissance et d’infrastructures pour de meilleures communications. L’Union européenne adhère à ce schéma de blocage des flux de migration et de création de sites de renvoi des « rapatriés » de Libye mais a décidé d’y orienter les ressources du FED comme du Fonds fiduciaire pour l’Afrique qui sont la propriété des pays du Sahel. Mais ce détournement des ressources du développement pour la sécurité et la lutte contre l’immigration est cautionné par Emmanuel Macron et ses exécutants. Il avait exposé quelques jours avant Noël 2017, dans le camp français des éléments de Barkhane à l’aéroport de Niamey, sa vision du Niger. Cela fait 18 mois. La doctrine présidentielle était alors que le Niger n’était pas la cible des terroristes – ce qui est habituellement le terme équivoque pour renvoyer à une autre notion vague de djihadistes. Durant son séjour extraterritorial au Niger, le président français n’avait pas hésité à critiquer son gouvernement pour sa corruption et sa complaisance vis-à-vis de nombreux trafics. Mais il était obligé de reconnaitre que son armée était la plus efficace, avec l’appui des Américains et des Français, pour mener des opérations sur ses frontières, en particulier au Mali, confirmé État en faillite (failed state) et en butte à une déstabilisation terroriste. Le président ajoutait ne pas « oublier non plus le rôle déterminant que joue Niamey […] dans la lutte contre la migration irrégulière. »

Sources
  1. Jean-Yves le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a réuni à Paris le 4 juillet 2019 les ministres du développement du G7, les pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) et les grandes organisations internationales en charge du développement (Nations unies, Banque Mondiale, Banque africaine de développement, Organisation de coopération et de développement économiques, Organisation mondiale de la santé). Ils ont abordé ensemble les problématiques de fragilité dans la zone du Sahel et ont proposé des solutions conjointes et concertées face à l’urgence actuelle dans la région, ainsi que des actions sur le long terme.
  2. Niamey, 24 juin (Xinhua). Le Niger est fin prêt pour une organisation réussie du 33e sommet de l’Union africaine (UA), prévu du 4 au 8 juillet prochain, selon le directeur général de l’agence chargée de l’organisation, Mohamed Saïdil Moctar. Cinq jours durant, la capitale nigérienne va abriter, outre ce grand rendez-vous, un sommet sur l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et une réunion de coordination des réformes de l’institution, ainsi que plusieurs autres rencontres programmées en marge du principal événement. (Dont militaires, avec la présence de ministres français, NDLA.
  3. D’après le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), la France dispose, à ce jour, de quatre bases militaires au Niger : à Niamey, à Aguelal et Madama, près des frontières algérienne et libyenne, et à Diffa au sud. Toutes ces bases militaires françaises font partie du dispositif Barkhane. Parmi ces bases, celle de Niamey, avec 500 hommes, fait office de « hub aérien » avec des avions de chasse Mirage 2000, des appareils de transport et des drones.
  4. Niamey et les 2 jours, 25 mai 2019. Des centaines d’étudiants ont manifesté le 25 mai à Niamey pour dénoncer la présence des bases militaires étrangères au Niger qui pour eux, n’apportent aucune plus-value aux forces de défense locales dans la lutte contre le terrorisme.
  5. Les Peulhs sont un peuple transfrontalier de 30 millions de personnes, dont de nombreux nomades pasteurs en transhumance régionales ou internationales.
  6. Déjà mentionnés.
  7. Voir Olivier Vallée, La société militaire à Madagascar, un question d’honneur(s), la partie de comparaison avec l’armée nigérienne.
  8. Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix : programme initié par la France dans le milieu des années 1990 et qui bénéficie depuis 1997 du soutien de la plupart des nations occidentales dont les États-Unis et la Grande Bretagne grâce à l’initiative P3 (coordination des programmes de coopération militaire en Afrique afin d’optimiser leurs actions).
  9. https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/11/crise-au-sahel-pourquoi-le-niger-s-en-sort-mieux-que-le-mali_5171344_3212.html
  10. The Predator drone, flown out of Sicily and controlled via satellite from a base outside Las Vegas, struck the convoy with a number of Hellfire anti-tank missiles. Moments later French jets, most likely Rafales, swept in, targeting the vehicles with 500lb Paveway bombs or highly accurate £600,000 AASM munitions.” in https://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/libya/8839964/Col-Gaddafi-killed-convoy-bombed-by-drone-flown-by-pilot-in-Las-Vegas.html
  11. By MEE staff, Published date: 17 August 2014 12:36 UTC | Last update: 1 year 3 months ago 
    Libya’s former leader Colonel Muammar Gaddafi was killed by a French secret service agent, acting on the direct orders of France’s ex-President Nicholas Sarkozy, media reports out on Saturday have claimed. According to sources quoted in UK’s Daily Mail newspaper, Sarkozy who ruled France from 2007 to 2012, sent secret service agents to infiltrate local gangs that were trying to locate Gaddafi as his regime collapsed in the wake of the Arab Spring. The agent then shot Gaddafi in the head; the Daily Mail quoted a “well-placed sources in the North African country” as saying. The source said that the killing was sanctioned to prevent Gaddafi being interrogated or standing trial and revealing the true nature of his dealings with Sarkozy, as well as other western leaders. “Sarkozy had every reason to try to silence the Colonel and as quickly as possible,” the Tripoli-based source told the UK paper. Before NATO launched a UN-sanctioned bombing campaign, aimed at ousting Gaddafi in 2011, the eccentric Libyan dictator appeared to have strong ties with several European leaders, including Italy’s Silvio Berlusconi and Britain’s Tony Blair. Sarkozy, however, was rocked by a scandal in March 2012 when it emerged that Gaddafi had given 50 mn euros ($67 mn) to his presidential campaign – an allegation Sarkozy strongly denies. The rumour mill around Gaddafi’s killing has been spinning for years, with Mahmoud Jibril, who served as interim Prime Minister following Gaddafi’s overthrow, telling Egyptian TV in 2012: ‘It was a foreign agent who mixed with the revolutionary brigades to kill Gaddafi.’ Reports at this time in Italian media also quoted sources that alleged a French agent was behind the October 2011 killing. “Since the beginning of NATO’s support for the revolution – strongly backed by the government of Nicolas Sarkozy – Gaddafi openly threatened to reveal details of his relationship with the former president of France, including the millions of dollars paid to finance his candidacy at the 2007 elections,” Italian newspaper Corriere della Serra quoted Libyan diplomatic sources as saying.”
  12. Voir Jean Rouch.
  13. Une enveloppe de 400 millions d’euros a été promise par Paris pour la période 2018-2021.