L’accord de coalition prévoyait une réduction drastique des exportations d’armes vers l’Arabie Saoudite, mais la mesure n’a pas vraiment été appliquée. L’affaire Khashoggi a relancé le débat, alors que l’Allemagne semble prête à plus de fermeté que son partenaire français.
Après le bouleversement de l’équilibre politique en Bavière, c’est au tour de la Hesse d’élire son parlement régional. Les chrétiens démocrates pourraient à nouveau subir une défaite, au profit de leurs partenaires de coalition, les Verts, qui doivent confirmer une bonne série régionale.
Une volée de bois vert pour la CSU, les socio-démocrates plongent et les Électeurs libres jubilent
CentresLes élections qui se sont tenues dimanche 14 octobre en Bavière ont vu s’opérer une recomposition historique de la situation politique régionale, dans un contexte de forte participation (environ +10 % par rapport à l’élection de 2013). Si les orientations politiques futures du grand État prospère, catholique et conservateur du Sud de l‘Allemagne en seront certainement assez peu affectées, l’équilibre des forces – et c’est là tout le paradoxe – y est profondément et durablement bouleversé. À moyen terme, les résultats de ce vote pourraient peser sur l’avenir de la Grande coalition et, partant, sur les dynamiques politiques de toute l’Union européenne.
Le président du groupe de l’Union CDU/CSU au Bundestag a été renversé par un vote des députés, malgré le soutien des ministres du gouvernement. Son successeur semble nettement moins ouvert sur la réforme européenne que la chancelière, qui voit son autorité à nouveau remise en cause.
Le président des services de renseignement intérieur Hans-Georg Maaßen doit quitter son poste après ses propos sur les émeutes de Chemnitz et à cause de sa proximité avec l’extrême-droite. Mais il est également promu et protégé par son ministre de tutelle Horst Seehofer.
Les élections du parlement régional (Landtagswahl) du 14 octobre prochain pourraient faire perdre à la CSU sa majorité absolue. Un bouleversement qui menacerait accélérer la recomposition des droites en Europe.
La chancelière a visité la Géorgie, l’Arménie et L’Azerbaïdjan cette semaine. Par quelques signes forts, elle a donné à voir une ébauche de position européenne sur cet espace soumis aux influences russes, turques et iraniennes.
L’ultra-droite allemande a utilisé le meurtre d’un allemand de 35 ans comme prétexte à une démonstration de force xénophobe dans un des bastions de l’AfD, alors que plusieurs affaires mettent en cause la neutralité ou l’efficacité des autorités publiques face aux dérives fascisantes.
Le monde économique allemand n’a pas intérêt à voir le partenaire commercial turc s’effondrer. Cependant, la réserve semble de mise sur ce dossier, en partie à cause de la rhétorique agressive et de l’attitude anti-démocratique des autorités turques.
Spécialiste des cultures nationales et régionale, Anne-Marie Thiesse évoque son travail sur la formation des identités nationales en Europe et réfléchit à la possibilité d’une construction similaire à l’échelle continentale.