Pierre Mennerat


La nouvelle présidente de la CDU est l’héritière apparente d’Angela Merkel. Une partie conséquente des membres du parti voudraient voir AKK à la chancellerie bien avant la fin du mandat actuel en 2021. Mais son positionnement à droite et des phrases polémiques amènent à s’interroger  : a-t-elle l’étoffe d’une chancelière  ?

La nouvelle présidente de la CDU a publié ce samedi 9 mars une tribune traduite en plusieurs langues sous ce titre professoral « Faisons l’Europe comme il faut » qui sonne comme la réponse du berger à la bergère à la lettre d’Emmanuel Macron. Derrière une approbation nominale des ambitions de relance françaises, c’est en fait une critique en règle des propositions du président français, qui n’avait pourtant pas ménagé ses efforts pour ramasser les ambitions fédéralistes du discours de la Sorbonne sur quelques propositions de relance plus restreintes et bien plus intergouvernementales que le grand dessein initial.

Aux prises avec un mouvement social inattendu, Viktor Orbán a relancé ses attaques contre Bruxelles. En attaquant directement le président Juncker, membre du Parti Populaire Européen au sein duquel siège le Fidesz, le premier ministre Hongrois risque de précipiter la désintégration d’un parti incertain de ses valeurs.

La montée des tensions commerciales entre l’Europe et les États-Unis est symbolisée par l’obsession trumpienne pour les automobiles allemandes, que le président américain voudrait voir moins nombreuses sur les routes du pays. Mais cette industrie est profondément implantée en Amérique, et notamment dans des États favorables au président républicain.

Le parti social-démocrate (SPD) et son partenaire de coalition chrétien-démocrate (CDU) proclament leur aggiornamento sur des mesures emblématiques, la libéralisation du marché du travail et la politique des réfugiés, dans un contexte de campagne électorale sans merci dans les Länder de l’Ouest.