La CDU remporte une élection à forte valeur symbolique qui montre l’effritement ininterrompu de l’électorat social-démocrate, même dans ses bastions historiques
Élections européennes, jour 4 : les enjeux du scrutin et les premiers résultats en Autriche
Accès libreTout au long de cette semaine électorale, Le Grand Continent vous propose une couverture inédite des résultats du seul scrutin continental au monde. Chaque jour, les correspondants du Grand Continent vous proposeront un aperçu des enjeux à venir, pays par pays. Aujourd’hui on a voté en Autriche.
Le parti au pouvoir en Roumanie suspendu par les socialistes européens pour violation de des principes de l’État de droit
CentresAprès la procédure ayant conduit à la suspension du Fidesz d’Orban du PPE, c’est vers la Roumanie que se se sont concentrés les regards de l’Union et des sociaux-démocrates européens, qui accusent le parti de gouvernement à Bucarest, le PSD, de violation des principes de l’État de droit. Pour cette raison, le PSD roumain a été suspendu du Parti Socialiste Européen, même si toutes décisions seront prises après les élections européennes.
Le SPD a fait repousser de six mois l’interdiction d’exporter des armes vers l’Arabie Saoudite décidée en octobre dernier. Une décision qui irrite les alliés européens de l’Allemagne, notamment la France, à cause des nombreux projets communs dans le secteur de la défense.
Le parti du premier ministre hongrois a été suspendu du PPE le 20 mars dernier. Si la solution choisie laisse la porte ouverte à une sortie de crise, elle ne satisfait aucun des acteurs de cet interminable jeu de dupes.
La nouvelle présidente de la CDU est l’héritière apparente d’Angela Merkel. Une partie conséquente des membres du parti voudraient voir AKK à la chancellerie bien avant la fin du mandat actuel en 2021. Mais son positionnement à droite et des phrases polémiques amènent à s’interroger : a-t-elle l’étoffe d’une chancelière ?
La nouvelle présidente de la CDU a publié ce samedi 9 mars une tribune traduite en plusieurs langues sous ce titre professoral « Faisons l’Europe comme il faut » qui sonne comme la réponse du berger à la bergère à la lettre d’Emmanuel Macron. Derrière une approbation nominale des ambitions de relance françaises, c’est en fait une critique en règle des propositions du président français, qui n’avait pourtant pas ménagé ses efforts pour ramasser les ambitions fédéralistes du discours de la Sorbonne sur quelques propositions de relance plus restreintes et bien plus intergouvernementales que le grand dessein initial.
En Allemagne, une réception largement bienveillante mais réservée pour la lettre aux Européens d’Emmanuel Macron
CentresLa tribune du président français a été reçue plutôt positivement en Allemagne, mais chaque parti a tendance à soutenir seulement un point du programme afin d’éviter d’aborder les autres.
Aux prises avec un mouvement social inattendu, Viktor Orbán a relancé ses attaques contre Bruxelles. En attaquant directement le président Juncker, membre du Parti Populaire Européen au sein duquel siège le Fidesz, le premier ministre Hongrois risque de précipiter la désintégration d’un parti incertain de ses valeurs.
L’industrie automobile allemande, menace pour la sécurité nationale de l’Amérique de Trump ?
Amériques CentresLa montée des tensions commerciales entre l’Europe et les États-Unis est symbolisée par l’obsession trumpienne pour les automobiles allemandes, que le président américain voudrait voir moins nombreuses sur les routes du pays. Mais cette industrie est profondément implantée en Amérique, et notamment dans des États favorables au président républicain.