Gerardo Muñoz

Gerardo Munoz est Adjunct Professor à Lehigh University (Pennsylvanie). Il a publié l’anthologie Alberto Lamar Schweyer: ensayos sobre poetica y politica (Leiden: Bokeh, 2018) ; il est également l’auteur du volume Sovereignty, Catalanism, and Territorial Crisis in Spain (Leiden: Almenara Press, 2020) à paraître. Twitter : @GerardoMunoz87


Alors que l’Espagne entre dans une nouvelle phase de la pandémie de COVID-19, l’escalade politique atteint de nouveaux sommets. Samedi dernier, la direction du parti populiste de droite Vox est revenue sur la Plaza Colón, au cœur de Madrid. Assis sur un bureau et lisant les notes de son discours, le leader Santiago Abascal a exhorté ses partisans à faire pression contre le gouvernement de coalition de Sanchez pour mettre fin à son mandat.

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Dans une période de désespoir et d’anxiété pour l’ensemble de la société, il est facile d’être attiré par l’aspect séduisant du sectarisme. En effet, la pandémie du Covid-19 est une tempête parfaite pour réussir une fragmentation croissante de sociétés déjà faibles et disjointes. Mais en Espagne, s’est révélée une exception à cette force mobilisatrice polarisante  : l’administration de la Communauté valencienne, dirigée par Ximo Puig, un “socialiste prudent” (PSPV), dont les perspectives, tant en Espagne que pour l’Europe, se sont révélées exemplaires à bien des égards.

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Alors que Donald Trump vient d’appeler à «  Libérer  » certains États confinés gouvernés par des démocrates, la tension au cœur de l’appareil administratif américain semble ne jamais avoir été aussi forte. Signal faible d’une redéfinition théorique des droites aux États-Unis, les prises de position récentes du constitutionnaliste Adrian Vermeule (Harvard) sont aujourd’hui au cœur d’un débat outre-Atlantique. Nous avons tenté d’y voir plus clair sur les justifications de ce nouveau courant conservateur.

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Alors que la pandémie de coronavirus atteint son apogée en Espagne, les tensions au sein des forces politiques ébranlent le débat national. Indépendamment de la façon dont les choses vont évoluer dans les prochaines semaines, il est question d’un nouvel ensemble de «  pactes de la Moncloa  » qui rassemblerait et unifierait la classe politique espagnole, afin de pouvoir faire face à la crise économique et aux risques d’inflation dans la zone européenne.

Pays de l'Union européenne, pourcentage de la population s'identifiant à une religion

L’Espagne est dans l’œil du cyclone de la pandémie COVID-19. Ces dernières semaines, beaucoup d’encre a coulé pour tenter d’expliquer la réaction modérée de Pedro Sanchez à la suite des premiers cas dans le pays, ce qui aura d’énormes conséquences géopolitiques pour l’Espagne dans les années à venir. Bien sûr, en Espagne, parler de géopolitique implique aussi de parler des différentes traditions religieuses et théologiques  ; plus précisément, des différences entre le catholicisme et les pays protestants en Europe. C’est un débat qui traverse tout le pays lorsqu’il recherche sa propre forme de modernité.

évolution de cas de coronavirus courbe en dehors de la Chine

Vendredi, Pedro Sanchez a déclaré un nouvel ensemble de « mesures exceptionnelles » pour contrer la propagation du coronavirus en Espagne. Il s’agit d’une étape importante, qui remet en question les traditions politiques espagnoles établies de longue date, de centralisme contre le fédéralisme, autant qu’elle appelle les progressistes à entamer une réflexion sur le rôle du pouvoir exécutif pour gérer efficacement une telle crise.

Si les négociations entre le gouvernement et la Catalogne font actuellement l’actualité en Espagne, la récente visite du Premier ministre Pedro Sanchez dans la région rurale de La Rioja pourrait avoir un impact plus important pour l’avenir de son gouvernement et du pays dans son ensemble  : elle représente le premier pas vers une refonte de la relation entre le centre et la périphérie en Espagne et vers le développement à long terme des zones rurales.

Josep Vincent Boira est le commissaire du gouvernement espagnol pour le développement du projet de Corridor méditerranéen, sans doute le plus important travail d’infrastructure en Espagne aujourd’hui. Sa réflexion théorico-pratique de Boira sur ce projet ambitieux ouvre une série de questions relatives aux mutations territoriales à l’échelle mondiale. Nous avons discuté avec lui du projet Corridor dans le cadre des futures projections dans l’espace méditerranéen.

La conférence sur le conservatisme national, qui s’est tenue cette semaine à Rome, a réuni les dirigeants politiques les plus importants de la nouvelle droite nationaliste des deux côtés de l’Atlantique. La présence de Santiago Abascal et est avant tout un geste symbolique pour amorcer un nouvel internationalisme et aligner Vox sur la carte internationale.

La formation du nouveau gouvernement progressiste espagnol la semaine dernière, a finalement mis fin à plusieurs mois d’attente entre Pedro Sanchez (PSOE) et Pablo Iglesias (Unidas Podemos). Le rythme intense qui a caractérisé les deux dernières années de la vie politique espagnole a fait surgir de nombreux clivages chez les progressistes, tout en alimentant les sentiments proto-patriotiques de la droite.