Rome

Vers une solution de la crise politique italienne ?

Politique
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Le samedi 24 octobre, le pape François a reçu le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et sa délégation, lors d’une audience publique qui a duré environ quarante minutes. Il est important de rappeler que la dernière fois que le Vatican a rencontré un représentant de l’État espagnol, c’était en 2013, lors d’une rencontre privée et sans particulière relevance avec l’ancien dirigeant conservateur Mariano Rajoy. Cette fois-ci, les choses ont été différentes compte tenu du contexte européen particulier.

La combinaison de l’approbation de la réforme constitutionnelle et des résultats des élections régionales rend la législature plus stable. En effet, les chances de la plupart des députés d’être réélus ont diminué, en raison de la réduction du nombre de sièges parlementaires d’ici la prochaine législature. Et pourtant, si la législature est plus sûre, il est douteux que le gouvernement soit plus fort, notamment dans la conduite des réformes. En effet, tous les problèmes antérieurs sont toujours là, selon le nouveau rapport de la LUISS School of Government.

Entre aujourd’hui et demain, les Italiens se rendent aux urnes pour voter pour la présidence de sept régions, la mairie de plus de 1 100 municipalités, deux élections partielles au Sénat et un référendum constitutionnel sur la réduction du nombre de députés.

La semaine prochaine, les Italiens se rendront aux urnes pour voter pour la présidence de sept régions, la mairie de plus de 1 100 municipalités, deux élections partielles au Sénat et un référendum constitutionnel sur la réduction du nombre de députés. Ce scrutin, qui va se dérouler sur deux jours, le dimanche 20 et le lundi 21 septembre, constitue le premier test démocratique pour le gouvernement après l’épidémie de Covid-19 et le confinement.

Giuseppe Conte

La figure du Premier ministre monopolise l’attention politique  : Giuseppe Conte a exploité la pandémie, non seulement pour centraliser la prise de décision dans son bureau de Palazzo Chigi, mais aussi pour renforcer sa position central dans le système politique. Néanmoins, les fissures derrière sa stratégie le montrent  : même si une élection anticipée semble peu probable, il n’y a aucune garantie que la majorité actuelle, et donc son Premier ministre, reste au pouvoir.