Gerardo Muñoz

Gerardo Munoz est Adjunct Professor à Lehigh University (Pennsylvanie). Il a publié l’anthologie Alberto Lamar Schweyer: ensayos sobre poetica y politica (Leiden: Bokeh, 2018) ; il est également l’auteur du volume Sovereignty, Catalanism, and Territorial Crisis in Spain (Leiden: Almenara Press, 2020) à paraître. Twitter : @GerardoMunoz87


En offrant une majorité absolue au Parti populaire de Juan Manuel Moreno Bonilla lors des élections qui se sont tenues dimanche 19 juin en Andalousie, les électeurs andalous ont manifesté leur intérêt pour l’ordre et l’administration. Si le parti d’extrême droite Vox a gagné quelques sièges, le désintérêt vis-à-vis des partis progressistes accentue le retour au bipartisme en Andalousie.

L’annulation du massif plan d’agrandissement de l’aéroport El Prat a mis fin à de nombreux espoirs dans la région catalane. L’échec de ce projet, qui trouve ses racines en partie dans la compétition avec Madrid et dans les contradictions des coalitions au gouvernement, met en évidence d’importantes disparités nationales se traduisant par la stagnation du développement des infrastructures en Catalogne – six points.

Le mois dernier le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, s’est rendu en Californie pour y rencontrer des dirigeants de grandes entreprises technologiques américaines. Après avoir été durement touchée par la chute du tourisme en raison de la pandémie, l’Espagne entend donner un nouveau souffle à son économie en attirant des investissements étrangers – 8 points synthétiques.

Il ne fait aucun doute que les élections du 14 février dernier en Catalogne ont été un événement important pour la politique espagnole, même s’il reste pour l’instant difficile de prédire de quelle manière la transformation se produira. Si prédire quelle coalition gouvernementale se matérialisera dans les prochaines semaines est ardu, nous savons du moins qu’il existe une double majorité politique qui permettra de générer un gouvernement plus stable.
Restent cinq points à retenir, qui nous permettent d’avoir une vue d’ensemble du paysage politique régional.

À la fin du printemps dernier, il était courant de désigner le Portugal comme le cas exemplaire d’une gestion efficace et pragmatique de l’épidémie de COVID-19, qui, dès le mois de mars, s’était rapidement intensifiée dans le pays voisin, l’Espagne. Cependant, la troisième vague de la pandémie a pris le pays par surprise, et les chiffres ont grimpé en flèche depuis début janvier, au point de mettre le système hospitalier national en crise. Un confinement total a été mis en place jusqu’à la mi-février, et les frontières avec l’Espagne ont été fermées. Il va sans dire que le pays est à ce stade débordé.