Clémence Pèlegrin


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Ces dernières semaines, beaucoup de scientifiques se sont exprimés pour mettre en évidence le lien entre crise sanitaire et crise écologique  : non seulement la pression que nous exerçons sur les écosystèmes accélère le réchauffement climatique, mais la fragilisation de ces derniers nous expose encore davantage aux espèces sauvages et porteuses de maladies dangereuses pour l’homme.
Les «  zoonoses  » à l’origine de pandémies viennent s’additionner au risque de libération de virus, nouveaux ou endormis, avec la fonte des glaces. Un nouvel aspect de la crise écologique apparaît alors  : la menace sanitaire. La crise actuelle pose ainsi une question jusqu’alors peu mise en avant dans le débat public, celle du lien d’interdépendance entre les différents systèmes vivants. L’activiste Valérie Cabanes nous offre quelques clés de lecture dans cet entretien, et propose surtout des solutions juridiques, politiques et institutionnelles.

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La Chine est devenu l’un des plus grands consommateurs d’énergie fossile dans le monde, et le plus gros émetteur de CO2 au niveau mondial. Dans ce contexte, le pays a entrepris plusieurs réformes dans les domaines énergétiques et environnementaux. Aujourd’hui, si la Chine se positionne comme un acteur ambitieux et volontariste, son bilan reste néanmoins à nuancer, à l’aune de sa stratégie industrielle extérieure et d’un attachement irréductible à la croissance économique.

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Après plus d’un mois d’intense guerre qui a vu s’opposer en première ligne l’Arabie saoudite et la Russie, un accord historique de réduction de la production mondiale vient d’être conclu, à l’issue de plusieurs jours de négociations ayant rassemblé membres de l’OPEP, autres pays producteurs et membres du G20.

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Près d’un mois après le dernier sommet OPEP+ qui a donné lieu à une violente guerre des prix du pétrole, ayant elle-même précipité le prix du baril à un niveau record de 20$ le 18 mars, les principales parties prenantes de cet épisode ne sont toujours pas parvenues à un accord de réduction de la production afin de stabiliser les prix.

En pleine crise du COVID-19, une guerre du pétrole inédite énergie économie crise covid-19

Le 5 mars dernier, l’Arabie saoudite et la Russie ont été les principaux protagonistes du sommet extraordinaire OPEP+ réuni à Vienne pour trouver une réponse collective à la crise du coronavirus et à la pression sur le prix du pétrole. Ce sommet s’est soldé par un échec, la Russie refusant de réduire encore davantage sa production pour soutenir les prix. Ce lundi 9 mars, les marchés pétroliers se sont réveillés devant la dégringolade du prix du brut, après que l’Arabie saoudite a réagi à l’opposition russe en «  ouvrant les vannes  ».

Raphaël Schellenberger, député Les Républicains du Haut-Rhin, est le président de la commission d’information parlementaire sur le suivi de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et membre du HCTISN. Il a présenté au Grand Continent les enjeux de cette mission, dans un contexte de vifs débats autour de l’avenir du nucléaire en France et de sa place dans la politique énergétique européenne.

Avec une capacité estimée à 605 milliards de mètres cube de gaz naturel, le champ Léviathan est l’une des découvertes gazières les plus importantes de ces dernières décennies, et constitue un véritable pivot dans l’histoire énergétique d’Israël. À la clé  : la perspective de retombées économiques durables, d’une sécurité énergétique régionale renforcée, et l’occasion de repenser les risques et opportunités diplomatiques en Méditerranée orientale.

Cette semaine, à l’occasion de la première session plénière du Parlement européen de 2020, le Grand Continent propose une analyse des grands volets de la politique climatique de la Commission européenne. Les ambitions du Green deal concernent tous les secteurs de la vie économique et politique européenne, et donneront lieu à des annonces et à des engagements des États membres et des institutions européennes tout au long de l’année, jusqu’à la COP26 à Glasgow en décembre, et en 2021. Aujourd’hui, l’objectif de neutralité carbone en Europe, premier objectif phare d’Ursula von der Leyen annoncé dès sa campagne pour la présidence de la Commission.

Dans la foulée de l’attaque américaine visant le général Souleimani en Irak le 3 janvier, les cours mondiaux de pétrole ont augmenté de près de 4  % en 24h. Il s’agit du troisième épisode de déstabilisation d’ordre géopolitique des marchés pétroliers dans la région en quelques mois, après l’attaque de navires dans la mer d’Oman en juin et l’attaque des infrastructures pétrolières saoudiennes en septembre. L’impact à long terme de ces épisodes sur le prix du pétrole est d’autant plus incertain que les marchés sont aujourd’hui dans l’expectative sur la réponse de l’Iran à cette attaque, et sur l’escalade à craindre. Plus généralement, des signaux contradictoires dictent l’évolution du prix du pétrole, entre importance croissante du facteur géopolitique, incertitude quant à la production non-conventionnelle américaine à long terme, et anticipation d’une stagnation de la demande mondiale.