Clémence Pèlegrin


En pleine crise du COVID-19, une guerre du pétrole inédite

Le 5 mars dernier, l’Arabie saoudite et la Russie ont été les principaux protagonistes du sommet extraordinaire OPEP+ réuni à Vienne pour trouver une réponse collective à la crise du coronavirus et à la pression sur le prix du pétrole. Ce sommet s’est soldé par un échec, la Russie refusant de réduire encore davantage sa production pour soutenir les prix. Ce lundi 9 mars, les marchés pétroliers se sont réveillés devant la dégringolade du prix du brut, après que l’Arabie saoudite a réagi à l’opposition russe en «  ouvrant les vannes  ».

Raphaël Schellenberger, député Les Républicains du Haut-Rhin, est le président de la commission d’information parlementaire sur le suivi de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et membre du HCTISN. Il a présenté au Grand Continent les enjeux de cette mission, dans un contexte de vifs débats autour de l’avenir du nucléaire en France et de sa place dans la politique énergétique européenne.

Avec une capacité estimée à 605 milliards de mètres cube de gaz naturel, le champ Léviathan est l’une des découvertes gazières les plus importantes de ces dernières décennies, et constitue un véritable pivot dans l’histoire énergétique d’Israël. À la clé  : la perspective de retombées économiques durables, d’une sécurité énergétique régionale renforcée, et l’occasion de repenser les risques et opportunités diplomatiques en Méditerranée orientale.

Cette semaine, à l’occasion de la première session plénière du Parlement européen de 2020, le Grand Continent propose une analyse des grands volets de la politique climatique de la Commission européenne. Les ambitions du Green deal concernent tous les secteurs de la vie économique et politique européenne, et donneront lieu à des annonces et à des engagements des États membres et des institutions européennes tout au long de l’année, jusqu’à la COP26 à Glasgow en décembre, et en 2021. Aujourd’hui, l’objectif de neutralité carbone en Europe, premier objectif phare d’Ursula von der Leyen annoncé dès sa campagne pour la présidence de la Commission.

Dans la foulée de l’attaque américaine visant le général Souleimani en Irak le 3 janvier, les cours mondiaux de pétrole ont augmenté de près de 4  % en 24h. Il s’agit du troisième épisode de déstabilisation d’ordre géopolitique des marchés pétroliers dans la région en quelques mois, après l’attaque de navires dans la mer d’Oman en juin et l’attaque des infrastructures pétrolières saoudiennes en septembre. L’impact à long terme de ces épisodes sur le prix du pétrole est d’autant plus incertain que les marchés sont aujourd’hui dans l’expectative sur la réponse de l’Iran à cette attaque, et sur l’escalade à craindre. Plus généralement, des signaux contradictoires dictent l’évolution du prix du pétrole, entre importance croissante du facteur géopolitique, incertitude quant à la production non-conventionnelle américaine à long terme, et anticipation d’une stagnation de la demande mondiale.

La Banque européenne d’investissement a publié son second sondage sur le climat, réalisé en partenariat avec BVA dans les 28 pays de l’Union, en Chine et aux Etats-Unis. Les résultats sont particulièrement éloquents sur les disparités de perception du changement climatique entre l’Union, la Chine et les États-Unis, et a fortiori entre les citoyens européens eux-mêmes. Un indicateur précieux, à l’heure où il ne resterait à l’humanité que 8 ans pour limiter le réchauffement en dessous de +1,5 °C.

Saudi Aramco devrait prochainement être introduite sur la bourse de Riyad, le Tadawul. Dans un communiqué de presse daté du 17 novembre, début de la période de book-building, l’entreprise a annoncé viser un prix d’introduction la valorisant aux alentours de 1 700 milliards de dollars, après des mois de spéculations. Cette IPO d’une valeur jamais vue auparavant soulève de nombreuses questions à l’aune des tensions géopolitiques qui secouent le Golfe actuellement mais également de l’avenir de la production et de la demande de pétrole dans un monde en transition vers une économie bas-carbone.

L’Equateur est traversé depuis plusieurs jours par une crise politique et sociale violente, qui trouve en partie son origine dans la suppression récente des subventions sur le carburant, et la hausse brutale consécutive des prix à la pompe. Le pays, dont l’équilibre économique est fondé sur les exportations de quelques produits-clés, subit de plein fouet les effets d’un endettement important et d’un prix du pétrole faible.

La multinationale Shell poursuit la construction d’une centrale de production de plastique en Pennsylvanie, dont la mise en service est prévue pour 2020. Ce projet dénote d’une part du dynamisme du secteur de la pétrochimie et de l’usage des plastiques, et d’autre part d’une position contestable de la part des entreprises pétrolières. En effet, dans un contexte où la pollution des océans attire l’attention de l’opinion publique mondiale, Shell accuse le faible niveau de recyclage du plastique, davantage que son utilisation.