Clémence Pèlegrin


La crise du coronavirus a plongé l’économie mondiale dans une incertitude brutale et profonde, ainsi que les systèmes énergétiques. L’Europe ne fait pas exception  : la chute de la demande en énergie a précipité la baisse momentanée des émissions de CO2 et des prix de l’électricité sur les marchés de gros. La rupture de certaines chaînes d’approvisionnement stratégiques a révélé les interdépendances économiques entre l’Europe et ses partenaires commerciaux. Si ces chaînes ont déjà été résorbées, ou sont en voie de l’être, cette crise est l’occasion de penser notre système énergétique et ses écosystèmes, entre résilience, sécurité d’approvisionnement, stratégie industrielle et surtout transition vers une société bas-carbone.

Ces dernières semaines, beaucoup de scientifiques se sont exprimés pour mettre en évidence le lien entre crise sanitaire et crise écologique  : non seulement la pression que nous exerçons sur les écosystèmes accélère le réchauffement climatique, mais la fragilisation de ces derniers nous expose encore davantage aux espèces sauvages et porteuses de maladies dangereuses pour l’homme.
Les «  zoonoses  » à l’origine de pandémies viennent s’additionner au risque de libération de virus, nouveaux ou endormis, avec la fonte des glaces. Un nouvel aspect de la crise écologique apparaît alors  : la menace sanitaire. La crise actuelle pose ainsi une question jusqu’alors peu mise en avant dans le débat public, celle du lien d’interdépendance entre les différents systèmes vivants. L’activiste Valérie Cabanes nous offre quelques clés de lecture dans cet entretien, et propose surtout des solutions juridiques, politiques et institutionnelles.

La Chine est devenu l’un des plus grands consommateurs d’énergie fossile dans le monde, et le plus gros émetteur de CO2 au niveau mondial. Dans ce contexte, le pays a entrepris plusieurs réformes dans les domaines énergétiques et environnementaux. Aujourd’hui, si la Chine se positionne comme un acteur ambitieux et volontariste, son bilan reste néanmoins à nuancer, à l’aune de sa stratégie industrielle extérieure et d’un attachement irréductible à la croissance économique.

la dépendance des budgets nationaux en MENA du pétrole

Après plus d’un mois d’intense guerre qui a vu s’opposer en première ligne l’Arabie saoudite et la Russie, un accord historique de réduction de la production mondiale vient d’être conclu, à l’issue de plusieurs jours de négociations ayant rassemblé membres de l’OPEP, autres pays producteurs et membres du G20.

Près d’un mois après le dernier sommet OPEP+ qui a donné lieu à une violente guerre des prix du pétrole, ayant elle-même précipité le prix du baril à un niveau record de 20$ le 18 mars, les principales parties prenantes de cet épisode ne sont toujours pas parvenues à un accord de réduction de la production afin de stabiliser les prix.

En pleine crise du COVID-19, une guerre du pétrole inédite

Le 5 mars dernier, l’Arabie saoudite et la Russie ont été les principaux protagonistes du sommet extraordinaire OPEP+ réuni à Vienne pour trouver une réponse collective à la crise du coronavirus et à la pression sur le prix du pétrole. Ce sommet s’est soldé par un échec, la Russie refusant de réduire encore davantage sa production pour soutenir les prix. Ce lundi 9 mars, les marchés pétroliers se sont réveillés devant la dégringolade du prix du brut, après que l’Arabie saoudite a réagi à l’opposition russe en «  ouvrant les vannes  ».

Raphaël Schellenberger, député Les Républicains du Haut-Rhin, est le président de la commission d’information parlementaire sur le suivi de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et membre du HCTISN. Il a présenté au Grand Continent les enjeux de cette mission, dans un contexte de vifs débats autour de l’avenir du nucléaire en France et de sa place dans la politique énergétique européenne.