Giovanni Collot


La manifestation du samedi 18 mai à Milan, qui a réuni sous l’égide de Matteo Salvini certains des principaux partis néo-nationalistes européens, témoigne d’un réel effort transnational visant à réaliser une alliance de nature conservatrice en vue d’une Europe des peuples. Les principaux axes de cette alliance sont l’identité, la souveraineté, le christianisme, la lutte contre l’islam et l’opposition peuple-capital. Cependant, des doutes subsistent quant à la capacité de ce programme à réussir à s’imposer après les élections européennes.

Silvio Berlusconi, l’ancien premier ministre italien aujourd’hui candidat aux élections européennes, a confirmé dans un entretien télévisé son objectif après le scrutin : encourager une nouvelle alliance aux Parlement européen entre le PPE et les partis d’extrême droite, qui sont attendus rentrer en force à Strasbourg. Retour sur une stratégie européenne qui toutefois cache un objectif domestique : revenir au pouvoir à Rome.

Juan Guaidó, le Président de l’Assemblée nationale vénézuelienne et chef de l’opposition, a appelé au départ du Président Nicolas Maduro dans un vidéo ou il est apparu en compagnie d’hommes en uniforme. Nous avons cartographié les rapports de force internationaux dans le bras de fer au coeur de l’Etat vénézuelien.

La crise persistante dans le gouvernement italien a explosé ces derniers jours, avec l’enquête sur le secrétaire de la Ligue du Nord, Armando Siri, et les accusations de Salvini contre le maire de Rome, du Mouvement Cinq étoiles, qui ont conduit quelques ministres du Mouvement Cinq étoiles à ne pas se présenter au Conseil des ministres du 23 avril. Si le fossé entre les deux partis semble se creuser, une chute du gouvernement, dans la situation politique particulière de l’Italie et à proximité des élections européennes, paraît encore être lointaine.

À l’approche des élections présidentielles de 2020, un groupe de républicains modérés manifestent leur agacement à l’encontre du président Trump, au point que certains plaident pour un possible défi aux primaires. S’il est peu probable qu’un tel concurrent réussisse dans ce qui est aujourd’hui le « parti Trump », la division du Grand Old Party soulève d’importantes questions sur l’avenir à long terme du système politique américain. Contrepoint sur une saison de primaires qui s’annonce importante.

Lors de l’Assemblée générale de son parti, le 31 mars, Silvio Berlusconi a expliqué qu’il travaillait à une alliance du PPE avec les souverainistes de droite du prochain Parlement européen afin de créer une nouvelle « souveraineté européenne ». Si la proposition d’alliance a de fortes chances d’aboutir à un résultat positif, le véritable objectif de l’ancien Premier ministre est de revenir au pouvoir à Rome.

Le 27 mars, l’Inde a annoncé le succès de son essai de missile antisatellite et a ainsi rejoint le cercle restreint des « superpuissances spatiales ». La volonté de New Delhi de développer sa capacité de dissuasion contre Pékin révèle la place centrale de l’espace comme champ de confrontation dans le cadre de la nouvelle lutte pour l’hégémonie en Asie.

Le désaccord qui s’est déclaré au sein du gouvernement italien au sujet de la signature de du mémorandum d’accord avec la Chine, en vertu duquel Rome intègre le projet des « nouvelles routes de la soie », démontre combien la Ligue, malgré ses messages populistes, se positionne dans les faits de plus en plus comme le garant de l’atlantisme et du statu quo. Une évolution à suivre au regard des élections européennes.

L’attentat de vendredi 15 mars à Christchurch attire l’attention sur le caractère transnational du suprématisme blanc, fondé sur l’idée d’une Europe d’inspiration raciale. Le principal suspect est en fait un Australien de 28 ans qui avait publié un manifeste appelant à la violence contre l’islam en vantant ses liens avec des agresseurs de droite comme Anders Breivik et Luca Traini.