Giovanni Collot


la Lombardie et 14 provinces du nord de l'Italie fermées par le décret coronavirus

Le nouveau décret publié par le gouvernement italien en réponse au coronavirus, qui met en quarantaine de vastes zones du nord de l’Italie, est la mesure la plus radicale mise en œuvre par un pays hors de la Chine à ce jour, et répond à la difficulté d’arrêter l’augmentation continue de la contagion en Italie. Une décision qui, en raison également d’une gestion chaotique de la communication, risque cependant de ne pas avoir les effets escomptés et remet en cause la gestion de la crise par le gouvernement.

La décision de la Malaisie d’arrêter d’exporter du sable vers son voisin Singapour met en lumière le réseau commercial établi entre les pays de l’Asie du Sud-Est pour permettre la croissance du territoire de la ville-État. Une question qui a des conséquences environnementales et politiques importantes et qui dit beaucoup des relations de pouvoir dans la région.

La renonciation du Fidesz, du PiS et du Brexit Party met fin aux ambitions de Matteo Salvini de se mettre à la tête d’une alliance unitaire de la droite eurosceptique européenne, la “Ligue des ligues”. Parmi les raisons ayant conduit à cet échec, il y a des motivations personnelles, des tactiques politiques et un positionnement international. Mais surtout, Salvini souffre de son incapacité à négocier au niveau européen et à trouver un message unifié avec des partenaires potentiels.

Après les élections européennes, qui ont abouti au triomphe de la Ligue, l’Italie est à présent totalement isolée sur le plan politique, comme en témoignent les premières mesures de suspension des négociations sur les nominations. Le risque est que la confrontation avec la Commission aboutisse à une véritable stratégie qui pourrait conduire, bon gré mal gré, à la sortie de l’Italie de l’euro.

La percée des partis Verts aux élections européennes laisse prévoir un changement de long terme de la politique européenne  : le climat et les politiques environnementales sont désormais des questions centrales pour le nouveau Parlement. On devrait s’attendre une politique plus “verte” pas seulement dans les dossiers éminemment “écolos”, mais aussi sur d’autres questions stratégiques, comme le commerce, l’énergie ou l’agriculture.