Pour le nouveau sommet de l’Initiative des Trois Mers un nouveau palier a été passé par la prise de mesures financières et politiques concrètes permettant la réalisation des projets d’infrastructures notamment énergétiques. La forte dimension transatlantique de cette plateforme de coopération a été réaffirmé par la présence du Secrétaire américain à l’énergie.
Selon une communication récente de la BERD, la croissance économique pour la Grèce passera par le projets d’interconnexion énergétique du Corridor Sud en construction ou en préparation. La région méditerranéenne est de plus en plus centrale pour l’approvisionnement énergétique de l’Union.
L’augmentation de la capacité de l’usine de Yamal, contrôlée entre d’autres par Novatek et Total, l’impose comme un projet significatif dans le marché mondial du Gnl et pousse Gazprom à se diversifier pour répondre à la concurrence.
Après la visite de Juncker à Washington, les États-Unis et l’Union ont multiplié leurs contacts pour mettre en place l’augmentation promise des importations européennes de GNL américain. Les mesures indiqués par la Commission consistent dans le développement de nouveaux terminaux et la levée des restrictions réglementaires sur les exportation des États-Unis.
Après la rencontre avec le Président américain, le Premier ministre italien Giuseppe Conte pourrait remettre en discussion l’opposition du gouvernement italien au gazoduc Tap, compte tenu son importance stratégique dans le contexte de la diversification énergétique.
Pour mettre fin à la guerre commerciale, l’Union a promis qu’elle achètera de plus grandes quantités de Gnl aux Américains, une mesure d’une importante valeur stratégique. Mais la faisabilité économique du programme doit encore être évaluée.
Le sommet d’Helsinki a occasion à Donald Trump de manifester son opposition au gazoduc Nord Stream 2. Cette nouvelle phase des négociations impose une fois de plus les États Unis comme un concurrent de la Russie dans le domaine de l’énergie.
Les États-Unis encouragent l’importation du GNL américain par l’Europe. Cette opération, qui aurait un très fort impact stratégique, permettant à l’Union de se dégager de la dépendance au gaz russe, paraît toutefois loin de devenir réalité.
Le mots de Trump contre la construction du Nord Stream 2 à l’occasion du sommet de l’Otan témoignent de la nécessité pour l’Alliance d’accentuer son action concernant l’énergie, comme montré par la création d’un centre d’excellence dédié. L’objectif prioritaire serait d’importer le GNL américain en Europe pour diversifier l’approvisionnement.
La présence des Présidents de Serbie et d’Ukraine à l’inauguration du tronçon turc du TANAP montre la volonté de l’Europe Centrale et Orientale de diversifier leurs sources d’énergie, en créant des nouveau interconnecteurs entre les pays de la région.