San Diego. Lundi dernier, Total et Sempra Energy ont annoncé un accord pour développer des projets d’exportation de GNL américain. « Dans le cadre de ce protocole d’accord, Sempra Energy et Total poursuivront prioritairement le développement des projets Cameron LNG en Louisiane et Energía Costa Azul (ECA) en Basse-Californie, au Mexique », ont indiqué les deux groupes dans un communiqué commun (3). Total pourra récupérer jusqu’à 9 millions de tonnes de GNL par an des projets Cameron LNG Phase 2 et ECA. Le groupe française détient 16,6 pour cent de Cameron LNG depuis le rachat des activités GNL d’Engie cet été. Ce rachat a permis à l’entreprise de devenir le numéro 2 mondial du GNL.

Total a ainsi renforcé sa position dans le GNL aux États-Unis. Une position stratégique qui justifie sa décision de quitter l’Iran en août sous la menace des sanctions américaines (1). Bien que les ressources du champs iranien South Pars soient immenses, ce sont les États-Unis qui offrent les plus belles perspectives d’avenir pour Total dans le GNL. En effet, le pays se rêve en leader du secteur. Selon l’AIE, fin 2022, la capacité d’exportation de GNL des États-Unis serait de 107 bcm sur une capacité mondiale de 650 bcm tandis que la demande s’élèverait à 460 bcm (2).

Perspectives :

  • L’ensemble de la première phase du projet Cameron LNG devrait démarrer l’an prochain, avec une capacité de liquéfaction de 14 millions de tonnes par an. L’accord conclu avec Sempra Energy prévoit également que Total puisse devenir actionnaire du projet ECA LNG.

Sources :

  1. BLOC Raphael, Total a officiellement quitté l’Iran, Les Echos, 20/08/2018.
  2. CORNOT-GANDOLPHE Sylvie, Le gaz dans la transition énergétique européenne : enjeux et opportunités, IFRI, janvier 2018.
  3. Total renforce sa position dans le GNL aux États-Unis, AFP, 05/11/2018.

Sami Ramdani