Sami Ramdani


Le directeur général de Nord Stream 2 AG a adressé une lettre à Jean-Claude Juncker pour obtenir une dérogation à la nouvelle «  directive gaz  » alors que cette dernière a été amendée justement pour s’appliquer au Nord Stream 2. C’est ce ciblage que Nord Stream 2 AG estime discriminatoire, invoquant la Charte de l’énergie pour se défendre.

Le 4 mars, Dominique Ristori, directeur général Énergie à la Commission européenne, a exprimé le souhait de voir la nouvelle «  directive gaz  » adoptée avant l’achèvement du Nord Stream 2 et s’appliquer à celui-ci. Il a également réaffirmé la volonté de la Commission d’obtenir un mandat des 28 pour négocier directement avec Moscou sur ce projet de gazoduc.

La France et l’Allemagne ont trouvé un compromis sur la nouvelle directive gazière européenne. Cette directive, si elle était adoptée, romprait la stratégie bilatérale qui faisait le succès des accords gaziers russes et permettrait le renforcement du rôle de la Commission dans le projet Nord Stream 2 qui dépendait jusqu’alors majoritairement de la volonté allemande.

L’accord entre Total et Sempra Energy pour développer l’exportation de GNL américain renforce la position du groupe français aux États-Unis  : les opportunités dans le GNL américain justifient la décision de quitter l’Iran de la part de Total.

L’intention du gouvernement allemand de cofinancer un nouveau terminal méthanier sur le sol allemand semble ouvrir Berlin à l’importation de GNL américain, dans une perspective stratégique de diversification. Après la présentation du plan, une première offre pour la construction d’un tel terminal à Stade, près de Hambourg, a été présentée.