L’énième crise à Gaza semblait avoir récemment ouvert un horizon de guerre pour Israël, décrétant le début d’un quatrième conflit dans la bande de Gaza en un peu moins d’une décennie.
Les forces terrestres, navales et aériennes de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Koweït, du Bahreïn, de l’Égypte et de la Jordanie ont effectué les plus importants exercices militaires conjoints de l’histoire récente du Moyen-Orient. Un pas important vers ce que l’on appelle l’”OTAN arabe”, un projet politico-militaire (avec la participation directe des États-Unis et d’Israël) visant à combattre le terrorisme et à contenir l’influence iranienne dans la région. Mais au-delà des bonnes intentions, il y a encore trop d’obstacles à son succès.
Avec une annonce surprise, l’Émir du Qatar a autorisé un remaniement gouvernemental généralisé qui a également impliqué les principales sociétés holding de l’État, Qatar Petroleum et Qatar Investment Authority, les principales expressions du soft-power du Qatar. La décision a une double valeur stratégique : mettre en œuvre des réformes internes et consolider l’image et la force du pays à l’extérieur, malgré le boycott arabe.
Israël-Golfe : la recherche de la stabilité au Moyen-Orient passe par l’Iran ( ? )
Asie IntermédiaireLes visites officielles de Benjamin Netanyahou au sultanat d’Oman et du ministre israélien des Sports Miri Regev aux Émirats Arabes Unis pourraient marquer le début de nouveaux équilibres dans les relations entre Tel Aviv et ses voisins arabes au Moyen-Orient. Ainsi, Israël et les monarchies du Golfe visent à définir une convergence tactique basée sur l’intérêt commun de limiter l’influence iranienne au Moyen-Orient. Une action importante mais non sans risques.
L’assassinat de Khashoggi a occulté la Future Investment Initiative (Fii) tant attendue, le Davos du désert qui, dans l’intention de son créateur, le prince héritier Mohammed bin Salman, devait donner une visibilité aux projets de diversification économique fournis par Vision 2030 de Riyad et relancer une stratégie efficace pour attirer des capitaux étrangers dans différents secteurs de son développement économique.
L’arrestation de Hisham Ashmawy est aujourd’hui l’un des principaux succès politiques du gouvernement et des institutions du Caire, engagés depuis longtemps dans une dure campagne antiterroriste qui a fait des milliers de victimes, civiles, militaires et terroristes, et qui a impliqué tout l’espace géographique de l’Égypte. Un succès émotionnel et médiatique qui peut ne pas correspondre à un impact militaire et politique équivalent dans la lutte contre le terrorisme en Egypte.
Les tensions entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza cachent un malaise palestinien plus profond qui risque de laisser au mouvement islamiste un dilemme à résoudre à court terme : faut-il stabiliser les relations, même officieusement, avec Israël ou exploiter la crise humanitaire ? Ainsi, entre menaces et craintes, il y a le risque de nouvelles formes de violence.
L’Arabie saoudite a une fois de plus ignoré les demandes de l’administration Trump de baisser le prix mondial du pétrole brut afin d’affaiblir l’Iran. Le rejet saoudien n’est cependant que le dernier d’une série de malentendus avec Washington sur divers dossiers de politique étrangère et du Moyen-Orient. Ces différences pourraient masquer des difficultés beaucoup plus profondes dans les relations historiques entre l’Arabie saoudite et les États-Unis.
Les problèmes de l’Arabie saoudite persistent. Après le report de l’introduction en bourse d’Aramco, la critique par le prince Ahmed bin Abdulaziz, frère du roi, des politiques actuelles a rendu publiques les tensions au sein de la famille régnante, ce qui pourrait affecter la réalisation déjà difficile de l’ambitieux programme de réformes de Mohammed Bin Salman.
La nouvelle loi approuvée par le Parlement égyptien, qui accorde l’immunité aux militaires impliqués dans la destitution de l’ancien président Morsi, a été critiquée par les organisations de défense des droits de l’homme, qui y voient une étape supplémentaire de la politique d’al-Sisi accordant toujours plus de privilèges à l’armée.