Milàn Czerny


Le gouvernement français a exprimé sa profonde préoccupation après que plus de 1000 citoyens russes ont été arrêtés pour avoir manifesté dans les rues de Moscou le 27 juillet. En réponse, le Ministère des Affaires étrangères russe a pointé du doigt les violences policières ayant eu lieu lors du mouvement des gilets jaunes. Le débat chez les utilisateurs de réseaux sociaux en France s’est alors tourné vers la possibilité de comparer la France à la Russie.

L’Assemblée nationale a adopté mardi 9 Juillet la loi Avia, visant à réguler les contenus haineux publiés sur Internet. Cela marque une étape de plus dans la sécurisation par le gouvernement français des contenus disponibles sur les plateformes en ligne. Ce faisant, la France a adopté le discours sécuritaire répandu en Russie depuis le début des années 2010 et participe à la légitimation de la censure en ligne par le Kremlin.

Les parlementaires des États membres du Conseil de l’Europe ont voté lundi 24 juin soir pour mettre fin aux sanctions, décidées après l’annexion de la Crimée, visant la Russie, avec le vote décisif des pays de l’Europe de l’Ouest. La Russie était menacée d’expulsion puisqu’elle refusait de contribuer financièrement au budget de l’institution afin de s’opposer à la suspension de certains de ses droits. Se dirige-t-on vers un rapprochement entre les pays d’Europe de l’Ouest et la Russie aux dépens de l’Ukraine ?

Un article du Wall Street Journal révèle que la Russie a décidé de retirer des conseillers stratégiques employés par la compagnie étatique russe Rostec, vitaux pour la survie du régime du président vénézuélien Nicolas Maduro. Cependant, Moscou s’est empressée de réaffirmer le soutien de Moscou à Maduro. En réalité, le départ des hommes de Rostec ne représente pas un revers majeur pour le régime vénézuélien mais davantage une transition dans l’approche de la Russie envers le Venezuela. Le soutien militaire de la Russie sera dorénavant assuré par le Service Fédéral pour la Coopération Militaire et Technique de la Russie (FSVTS), signe d’un intérêt géopolitique et non plus économique.

Mike Pompeo a rencontré mardi 14 Mai à Sotchi le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et Vladimir Poutine. Les hommes d’État se rencontraient pour la première fois depuis la publication de l’enquête du procureur Robert Mueller portant sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Malgré la volonté de relancer un dialogue constructif entre les deux puissances, la visite de Pompeo est intervenue dans un contexte de tensions sur de nombreux dossiers. Alors que la normalisation des relations russo-américaine semble être hors d’atteinte dans un futur proche, la Russie et les États-Unis cherchent davantage à définir des normes pour éviter une confrontation directe dans le futur.

Le 14 mars 2019, une loi régissant la relocalisation du siège social de la banque russe International Investment Bank (IIB) depuis Moscou vers Budapest a été votée par le parlement hongrois. L’accord entre la Russie et la Hongrie, qui garantit de nombreuses immunités exceptionnelles à la banque, à ses activités et à ses employés, pose des sérieux problèmes de sécurité au pays mais aussi à l’Union Européenne.

Depuis 2014 et le début de la guerre contre la Russie, l’Ukraine est la cible de multiples cyber-attaques. Celles-ci se multiplient à l’approche de l’élection présidentielle qui aura lieu en mars prochain. Les puissances publiques, entreprises et experts du monde entier scrutent le cyberespace ukrainien afin d’en connaître davantage sur les dernières technologies déployées, se prémunir de la propagation de logiciels malveillants et tester des logiciels de défense contre des cyberattaques russes en vue des élections européennes de mai prochain. L’Ukraine s’est ainsi transformée en « banc d’essai » dans le domaine de la cyberguerre.

Selon l’agence de presse Reuters et le journal indépendant Znak, des mercenaires russes de l’agence Wagner ont été envoyés au Venezuela pour assurer la sécurité de Nicolas Maduro. La Russie craint la prise de pouvoir par Juan Guaido alors que des investissements massifs ont été effectués dans le pays depuis le début des années 2000 par le Kremlin, notamment via la compagnie pétrolière Rosneft, pour un total d’au moins 17 milliards de dollars.