Felipe Bosch


Dans le cadre de la crise sanitaire que traverse l’ensemble de la planète, le Pape François s’est adressé ce dimanche de Pâques aux mouvements sociaux, acteurs essentiels dans la structuration de la vie quotidienne des plus démunis dans les pays en voie de développement, et plus particulièrement en Amérique latine. Cette lettre – traduite ici en français – met en évidence l’excellente capacité de lecture du Pape d’un certain nombre d’enjeux sociopolitiques de la région.

Cas de coronavirus dans les pays de l'Amérique Centrale et du Sud

En Amérique latine, les différentes stratégies adoptées par l’Argentine, par le Brésil et par le Mexique par rapport à la question des conditions de vie des habitants de quartiers populaires s’inscrivent dans leurs conceptions divergentes quant à la gestion de la crise sanitaire. Elles révèlent aussi l’état actuel des relations entre les secteurs populaires et les systèmes politiques de ces trois pays. L’analyse de celles-ci permet de reconnaître certains défis ou opportunités auxquels pourraient faire face les différents gouvernements quant au maintien des niveaux de gouvernabilité, pendant – et après – cette crise sanitaire.

Alors que les cadres nationaux de Propuesta Republicana (PRO), le parti de Mauricio Macri, renforcent la logique de polarisation dans leur nouveau rôle d’opposition, il semblerait que les arènes institutionnelles urbaines se constituent comme celles à partir desquelles se pourrait construire en Argentine une génération de représentants ouverts au dialogue et à la mise en place de consensus.

Ancien Sous-secrétaire Représentant auprès de l’OCDE du Ministère des Finances de la République Argentine (2015-2019), ancien Directeur général des finances et du développement international du Groupe PlaNet Finance, et ancien directeur du Plan d’Action pour la Méditerranée par mandat du Président de la Commission européenne, Marcelo Scaglione a plus de douze ans d’expérience en Europe. Dans cet entretien accordé au Grand Continent, il revient sur l’importance du soutien européen à la candidature de l’Argentine, sur les conséquences du changement de gouvernement dans le processus d’adhésion ainsi que sur la nécessité d’approfondir la place des pays latino-américains dans l’organisation.

Alors que Juan Grabois, jeune figure des mouvements sociaux et un des soutiens d’Alberto Fernández, nouveau président élu, a proposé lors de la campagne la mise en place d’une réforme agraire, nous analysons ici, à la veille des élections, les objectifs potentiels qui pourraient sous-tendre un tel projet dans un pays caractérisé par une très précoce urbanisation et concentration de ses terres agricoles.

Comment faire lorsqu’un projet de métropole est uniquement pris en charge en terme d’infrastructures sans être pensé au niveau politique  ? À l’approche des Jeux Olympiques de 2024, c’est la question que devraient se poser les candidats au poste de maire de Paris en vue des prochaines municipales.

Dimanche 11 août, les Argentins ont été appelés aux urnes pour élire les candidats pour l’élection du 27 octobre. Ouvertes, simultanées et obligatoires, ces élections primaires permettent pourtant d’établir un vaste sondage des intentions de vote pour le scrutin présidentiel.

La publication de documents par la Commission européenne et par le Ministère des Relations Extérieures et du Culte argentin spécifiant certains points de l’accord entre l’Union et le Mercosur ont déclenché une série de débats entre figures politiques, journalistes et citoyens argentins. Si les polémiques sont avant tout structurées autour de la capacité de l’industrie argentine de faire face à la concurrence européenne, d’autres points comme la libéralisation des marchés publics ou les limites imposées aux entreprises publiques ont aussi été soulevés.

L’annonce d’un candidat à la vice-présidence péroniste dans la formule de la coalition au pouvoir avec laquelle Mauricio Macri cherchera sa réélection confirme les soupçons sur l’élection présidentielle argentine de cette année  : la principale stratégie électorale sera finalement celle de l’hyperpolarisation. Selon les narratives des partisans des deux camps, deux modèles de pays très différents s’affronteront.