Cyprien Batut


Mercredi dernier, la Commission Européenne a publié un avis défavorable qui marque la première étape d’une éventuelle procédure en déficit excessif contre l’Italie. Le rapport souligne la déviation significative en terme de budget que représentent la réforme des retraite prévue par la gouvernement Italien et sa proposition de revenu de citoyenneté. Bien que cela pourrait mener à des sanctions, il est peu probable que la situation ne soit réglée avant les élections européennes de mai prochain.

Eurostat a publié les chiffres de la croissance du PIB et de l’emploi au troisième trimestre 2018. La croissance européenne a ralenti depuis l’année dernière, principalement à cause de ses locomotives  : l’Allemagne, la France et l’Italie. La situation en Allemagne est plus mauvaise que prévue originellement et son PIB a en réalité reculé au troisième trimestre tandis que l’Italie est le pays européens ayant le moins crû depuis l’année dernière. Les pays d’Europe de l’est ont profité au contraire d’une croissance insolente.

En anticipation du Brexit, on pourrait assister à une vague modérée d’acquisitions étrangères dans le secteur financier en Europe. Ce mouvement suit celui de relocalisation des grandes banques d’investissements étrangères à Paris ou à Francfort. Il contraste aussi avec le mouvement de consolidation observé en Grande Bretagne où les entreprises ont, pour se préparer au Brexit, renforcé leur part de marché. Les régulateurs européens et britanniques ont leur mot à dire dans ces évolutions contraire.

L’OMC est aujourd’hui à un tournant de son histoire. La guerre commerciale sino-américaine teste les limites de l’institution et de son processus de règlement des différends commerciaux. Si elle ne parvient pas à se réformer, c’est son rôle central dans les échanges mondiaux qui sera remis en cause.

Une étude du Centre de Recherche de la Commission Européenne a analysé la résilience des États membres de l’Union après la crise de 2008, basée sur une série de 34 indicateurs. Le résultat montre que les États qui sont aujourd’hui le plus en difficulté ne sont pas ceux qui ont subi le pire choc, mais ceux qui n’ont pas réussi à s’en redresser.

À l’occasion des célébrations de la fin du programme d’aide à la Grèce, Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, a donné sa vision de la politique économique européenne, soulignant l’importance d’institutions fortes pour en garantir la stabilité. Néanmoins, la possibilité d’une mutualisation de la dette et d’un budget européen reste exclue.

Un rapport récent montre le rôle croissant des fondations américaines dans l’aide au développement durant la période 2011-15. En particulier, la Bill & Melissa Gates Foundation sort du lot, avec plus de la moitié des dons réalisés. Une situation qui soulève des craintes sur la privatisation de l’aide au développement.