Cyprien Batut


L’artisan principal de la politique commerciale américaine n’est pas Donald Trump, mais Robert Lighthizer, le représentant au commerce. Lobbyiste de carrière, notamment pour l’industrie sidérurgique américaine, il mène une croisade depuis des années contre la Chine et par extension l’OMC qu’il accuse d’avoir permis son ascension. Sa nomination dans l’administration américaine lui a permis de passer à la vitesse supérieure. En 2019, il pourrait remporter sa première victoire en changeant les règles du commerce international.

General Motors va se lancer dans une importante opération de restructuration qui va coûter leur emploi à plus de 15000 employés américains. Cet épisode est symptomatique des transformations du marché de l’automobile et notamment le virage vers la voiture électrique et les véhicules autonomes.

Mercredi dernier, la Commission Européenne a publié un avis défavorable qui marque la première étape d’une éventuelle procédure en déficit excessif contre l’Italie. Le rapport souligne la déviation significative en terme de budget que représentent la réforme des retraite prévue par la gouvernement Italien et sa proposition de revenu de citoyenneté. Bien que cela pourrait mener à des sanctions, il est peu probable que la situation ne soit réglée avant les élections européennes de mai prochain.

Eurostat a publié les chiffres de la croissance du PIB et de l’emploi au troisième trimestre 2018. La croissance européenne a ralenti depuis l’année dernière, principalement à cause de ses locomotives : l’Allemagne, la France et l’Italie. La situation en Allemagne est plus mauvaise que prévue originellement et son PIB a en réalité reculé au troisième trimestre tandis que l’Italie est le pays européens ayant le moins crû depuis l’année dernière. Les pays d’Europe de l’est ont profité au contraire d’une croissance insolente.

En anticipation du Brexit, on pourrait assister à une vague modérée d’acquisitions étrangères dans le secteur financier en Europe. Ce mouvement suit celui de relocalisation des grandes banques d’investissements étrangères à Paris ou à Francfort. Il contraste aussi avec le mouvement de consolidation observé en Grande Bretagne où les entreprises ont, pour se préparer au Brexit, renforcé leur part de marché. Les régulateurs européens et britanniques ont leur mot à dire dans ces évolutions contraire.