Thomas Gauchet


La Suède vient d’annoncer qu’elle rejoint trois projets de la politique européenne de défense. Un signal contradictoire dans un pays qui est majoritairement opposé à l’idée d’une armée européenne, à une période de regain de tension dans la zone nordique.

Alors que le projet d’Union bancaire européenne a été déposé par la Commission en décembre 2014, le gouvernement suédois a décidé de lancer une enquête sur une éventuelle adhésion. Une décision qui provoque une avalanche de réactions chez les parlementaires du royaume scandinave, alors même que des établissements bancaires quittent le pays, jugé trop peu intégré dans les zones économiques européennes.

La Suède mène actuellement l’opposition européenne à l’introduction de la taxe sur les géants du numérique, un projet porté par la France. Cette taxe devrait s’appliquer dès janvier 2019 aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros dans le monde et supérieur à 50 millions d’euros dans l’Union. Les milieux économiques suédois font pression sur le gouvernement pour maintenir cette position.