Le parti d’extrême-droite des Démocrates de Suède a déclaré à l’occasion du début de la campagne pour les élections européennes qu’il retirait de son programme l’organisation d’un référendum sur la sortie de l’Union. L’abandon de cette politique provoque des réactions mitigées dans le parti.
Si la signature du pacte de Marrakech réveille l’hostilité des mouvements anti-immigration dans toute l’Europe, le débat est aussi vif en Suède, où le parti d’extrême-droite des Démocrates de Suède mène la lutte.
Jeudi 29 novembre, 11 des 18 députés suédois présents au Parlement européen ont rejeté les nouveaux droits minimaux pour les travailleurs en Europe. Ils considèrent que le projet de loi européenne menace le modèle suédois.
La Suède vient d’annoncer qu’elle rejoint trois projets de la politique européenne de défense. Un signal contradictoire dans un pays qui est majoritairement opposé à l’idée d’une armée européenne, à une période de regain de tension dans la zone nordique.
Alors que le projet d’Union bancaire européenne a été déposé par la Commission en décembre 2014, le gouvernement suédois a décidé de lancer une enquête sur une éventuelle adhésion. Une décision qui provoque une avalanche de réactions chez les parlementaires du royaume scandinave, alors même que des établissements bancaires quittent le pays, jugé trop peu intégré dans les zones économiques européennes.
La Suède mène actuellement l’opposition européenne à l’introduction de la taxe sur les géants du numérique, un projet porté par la France. Cette taxe devrait s’appliquer dès janvier 2019 aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros dans le monde et supérieur à 50 millions d’euros dans l’Union. Les milieux économiques suédois font pression sur le gouvernement pour maintenir cette position.
Le comité des libertés et des droits des citoyens du Parlement européen souhaite mettre fin aux contrôles aux frontières temporaires au sein de Schengen. La Suède est au coeur des critiques pour avoir rétablit les contrôles depuis 2015.
Les représentants de l’industrie automobile suédoise ont exprimé leur inquiétude face aux ambitions suédoises en termes de réduction d’émission de gaz à effet de serre. En effet, le pays affiche une des législations les plus strictes de l’Union, ce qui fait craindre une perte de compétitivité face aux concurrents européens.
Les relations entre la Chine et la Suède se détériorent après la publication d’une vidéo montrant des touristes chinois malmenés par des policiers suédois dans le hall de réception d’un hôtel de Stockholm. Un énième point de discorde entre les deux pays et une mauvaise nouvelle pour une économie où les investissements chinois sont consistents.
La question européenne a été la grande oubliée des dernières élections générales suédoises qui ont eu lieu le 9 septembre. Si le gouvernement Löfven s’est concentré sur la politique sociale, la Suède a perdu de l’influence face à ses partenaires européens.