Sébastien Lumet


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Après l’échec du Conseil européen virtuel du 26 mars, les chefs d’État et de gouvernement ont repoussé la brûlante question des eurobonds en invitant l’Eurogroupe à formuler de nouvelles propositions sous quinze jours. Sans mandat clair et face à la dimension très politique de l’enjeu, il est difficile d’envisager que cette prochaine étape permette une sortie de crise décisive tant l’impulsion politique, préalable nécessaire à toute traduction institutionnelle, a fait jusqu’ici défaut. Toutefois, la géopolitique des eurobonds a ravivé une autre dynamique que l’on pensait anesthésiée pendant la séquence électorale de 2019  : l’émergence d’une opinion publique européenne.

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À l’heure où les hélicoptères, les avions militaires et les TGV médicalisés sont mobilisés pour faire face à la saturation des systèmes de santé, la coordination européenne n’en semble pas moins difficile à concrétiser. Une lecture à l’échelle continentale des réactions à la crise du Covid-19 apporte peu de réconfort face à l’ampleur des enjeux. Mais cette nouvelle carte, réalisée par l’Observatoire géopolitique du coronavirus, permet de révéler que, face à la perte de vies humaines, des coopérations transfrontalières se mettent en place et des dynamiques territoriales européennes émergent.

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Face à l’étendue de la crise du Covid-19, l’Union européenne a promptement emboité le pas au mouvement mondial de repli en annonçant la fermeture de ses frontières extérieures. Au sein de l’Union, mais aussi dans son voisinage immédiat, la coordination ne semble toutefois pas être aussi évidente. Une carte réalisé dans le contexte du nouveau observatoire du Grand Continent sur le coronavirus.

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À chaque négociation du cadre financier pluriannuel, les membres du Conseil perçoivent le budget de l’Union européenne comme un jeu à somme nulle entre les contributeurs nets et les bénéficiaires nets. Le Brexit était l’occasion de faire table rase de cette philosophie. La proposition établie par Charles Michel pour le prochain CFP ne semble toutefois pas aller dans le sens d’une remise à plat des mécanismes de corrections et de la logique du ‘juste retour’, malgré la fin du rabais britannique.

Alors que la date fatidique du Brexit a cette fois-ci été définitivement actée au 31 janvier 2020, les prochaines étapes de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) se précisent. Si la conclusion de l’accord de retrait marque une étape décisive du départ du Royaume-Uni de l’UE au titre de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE), nombreuses sont les inconnues qui restent à trancher pour cette première dans l’histoire de la construction européenne.

Samedi 30 novembre 2019, les adhérents du Parti social-démocrate allemand (SPD) ont élu Saskia Esken et Norbert Walter-Borjans à la présidence du parti. Méconnu du grand public et marqué à gauche, le duo l’a remporté avec 53  % des voix sur Klara Geywitz et Olaf Scholz, l’actuel ministre fédéral des Finances et vice-chancelier du gouvernement Merkel IV. Alors que le parti est en quête de sens politique et frappé par un net recul de son score sur tout le territoire, ce résultat remet sérieusement en cause l’équilibre de la Grande Coalition.

c Symboliquement fort, ce moment était l’occasion pour la future présidente de l’exécutif européen d’affiner sa vision pour l’Europe et d’incarner politiquement sa nouvelle fonction, alors que l’investiture du nouveau collège de commissaires prend du retard. Notre analyse.