Jessy Périé


À l’aube du XXIe siècle, la construction géopolitique de l’Asie-Pacifique est progressivement devenue trop restreinte. Au cours des années 2000, l’émergence de l’Inde d’une part, et la fulgurante ascension de la Chine d’autre part, qui s’applique à déployer ce qu’elle nomme à l’époque sa stratégie du «  collier de perles  », mettent en évidence le lien entre océans Indien et Pacifique. Après le pivot américain vers l’Asie, le concept géopolitique d’Indo-Pacifique semble plus approprié pour décrire les logiques qui traversent cette zone, et cette vision est progressivement adoptée par l’ensemble des acteurs internationaux.

Sébastien Jean est un économiste, actuellement directeur du CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales) et directeur de recherches à l’INRA. Ses travaux portent principalement sur l’économie internationale dans sa dimension commerciale. Dans cet entretien, il expose les causes réelles des tensions commerciales actuelles et analyse les conséquences qui pourraient en découler à l’échelle internationale et pour les consommateurs.

La dernière arrestation du jeune activiste Joshua Wong, figure du mouvement des parapluies en 2014, datait 8 septembre au matin, pour «  violation des conditions de caution  ». Accompagné de plusieurs autres militants prodémocratie hongkongais, Wong avait en effet été inculpé le 30 août dernier pour «  incitation à prendre part à un rassemblement interdit  » puis libéré sous caution. Dès sa libération 24 heures plus tard, il s’est envolé pour l’Allemagne, en quête d’un soutien international.

Xi Jinping a ouvert – puis refermé – le second Belt and Road Forum for International Cooperation, qui s’est tenu du 25 au 27 avril 2019 à Pékin. L’occasion de renouveler la promotion d’un nouveau modèle de gouvernance, mais qui fut néanmoins sensiblement plus timoré que l’édition précédente. Face aux critiques de la BRI, de nouveaux éléments ont été mis en avant dans le discours.

Shinzô Abe a marqué une étape à Bruxelles jeudi 25 avril, pour un sommet UE-Japon dans le cadre de sa tournée de six pays – France, États-Unis, Canada, Italie et Slovaquie – en préparation du G20 en juin à Osaka. L’occasion de dresser un premier bilan du JEFTA (Japan-EU Free Trade Agreement) entré en vigueur en février 2019. Face à cela, cette rencontre a participé à ériger une image de front commun face aux menaces punitives américaines, et à échanger sur des inquiétudes partagées en amont de la visite du premier ministre japonais à Washington.

Zhao Tingyang, professeur à l’Institut de Philosophie de l’Académie chinoise des Sciences sociales a érigé le Tianxia 天下 en modèle théorique adapté à notre contemporanéité. Le philosophe ressuscite ainsi ce concept confucéen qui a régi le système politique de la dynastie des Zhou (1046 – 256 av. J-C). Tianxia peut se traduire par «  tout sous un même ciel  ». Selon Zhao Tingyang, l’Homme «  n’appartient au monde qu’au sens géographique, au sens des sciences politiques il n’appartient qu’aux États  ». Fiche sur un concept qui semble inspirer le modèle chinois actuel – sans que l’on soit certain de l’importance effective de cette influence – et interroge l’avenir de la conception de mondialisation.

Les 27 et 28 février à Hanoï, capitale du Vietnam, s’est déroulé le second sommet États-Unis-Corée du Nord, que l’on a principalement désigné par «  Trump-Kim Summit  » tant la personnalité des deux dirigeants est au centre de l’attention. L’absence d’accord à l’issue de la rencontre démontre la complexité du processus de négociation, et pose la question d’une institutionnalisation du dialogue.