La question à suivre lors du scrutin brésilien pourrait être avant tout géopolitique
La question à suivre lors du scrutin brésilien pourrait être avant tout géopolitique
Les relations diplomatiques entre Israël et le Brésil n’ont jamais été aussi tendues après les propos du président brésilien comparant la situation à Gaza avec la Shoah.
Aujourd’hui, dimanche 3 décembre, les Vénézuéliens sont appelés à voter par référendum sur la question de la Guayana Esequiba, un territoire du Guyana de 159 000 km² riche en pétrole revendiqué par Caracas. En amont du vote, les discours au Venezuela sont de plus en plus virulents et l’éventualité d’un conflit ne peut être exclue.
La forêt amazonienne connaît une période de sécheresse exceptionnelle, avec un niveau historiquement bas du lit des différents fleuves de la région. Cette situation est révélatrice des différentes pressions qui s’exercent sur cet écosystème et des effets aggravants du dérèglement climatique.
Le démantèlement des ministères de l’environnement et des peuples indigènes sera-t-il la crise dans le gouvernement Lula ou la première attaque bolsonariste ? La difficile victoire de Luiz Inácio Lula da Silva aux élections présidentielles brésiliennes de 2022 laissait présager un troisième mandat à haut risque. L’importance des partis bolsonaristes — dont le Parti Libéral, premier parti de la Chambre des Députés — au Congrès National obligeant l’exécutif à former une large coalition hétéroclite pour gouverner pèse désormais de tout son poids sur la politique environnementale et indigéniste du gouvernement fédéral.
À peine quatre ans après les passages dévastateurs des cyclones Idai et Kenneth au Mozambique en 2019 qui avaient fait plus d’un millier de morts, ravagé la ville de Beira – une des principales villes du pays – et nécessité une aide internationale importante, un nouveau cyclone vient de frapper le pays à deux reprises.
En raison de la politique anti-autochtone et pro-exploitation de l’Amazonie portée par Jair Bolsonaro, les Yanomami sont touchés par une surmortalité excessive. La protection de l’Amazonie et des populations qui y habitent constitue un enjeu central pour le mandat de Lula, qui souhaiterait accueillir la COP30 à Belem en 2025.
Dans l’après-midi du dimanche 8 janvier 2023, des milliers de partisans de l’ex-président Jair Bolsonaro ont saccagé les principaux lieux du pouvoir brésilien. Comment comprendre cette séquence de violence inédite ? Quelles conséquences aura-t-elle sur la démocratie brésilienne ?
Au cours de sa campagne, le président-élu Lula (qui sera investi le 1er janvier prochain) avait annoncé la création d’un ministère des peuples autochtones, qui constituerait une avancée historique. Avec la création d’un groupe technique publiée au Journal Officiel la semaine dernière, ce ministère pourrait bien voir le jour début 2023, contribuant à la protection des peuples indigènes – et par extension de l’environnement.
Après un dépouillage électronique particulièrement tendu, l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva a remporté les élections présidentielles brésiliennes avec 50,9 % des suffrages. Toutefois, peut-on dire que Bolsonaro est fini ? Le score du président sortant ainsi que l’élection de ses alliés proches à des postes-clefs indiquent que le bolsonarisme ne prendra pas fin avec la victoire de Lula.
Depuis le début de la semaine, l’Eswatini, petit royaume en apparence stable d’Afrique australe, est en proie à des manifestations d’une ampleur inédite. Quelles conséquences pourraient avoir un renversement de la monarchie dans la région ?
Six points pour tenter d’y voir plus clair.
Le 28 mars dernier, la ville de Palma, au nord du Mozambique, est tombée entre les mains des djihadistes. Après la venue à Paris les 17 et 18 mai de dirigeants africains, certaines solutions semblent se dégager pour ramener la paix, impliquant la France, pour y protéger les intérêts de Total. Six points synthétiques pour comprendre ce qui est en train de se jouer.
La prise de Palma renforce l’insurrection et va continuer à déstabiliser le Cabo Delgado. On ne sait pas encore si les insurgés vont investir Palma ou se retirer et la laisser déserte. La société Total a quant à elle de nouveau annoncé la suspension de ses activités à Afungi. À plus long terme, l’arrêt des projets gaziers va avoir des répercussions graves pour le développement économique du Mozambique qui pourraient impacter la légitimité du FRELIMO (le parti au pouvoir depuis l’indépendance) à diriger le pays.
Que se passe-t-il au Mozambique ? Le 23 mars, un groupe de terroristes prennent d’assaut la ville de Moçimboa da Praia et hissent leur drapeau sur le quartier général des forces de défense et de sécurité dans la ville. Le 25 mars, ils prennent la ville de Quissanga située à environ 150km au sud et font de même. Ces attaques, bien que loin d’être les plus meurtrières, sont certainement les plus symboliques perpétrées par la « mystérieuse insurrection » qui frappe le Cabo Delgado depuis 2017. Le renversement de la bannière est un défi direct lancé à Maputo, qui peine de plus en plus à enrayer ce mouvement.
Le samedi 14 mars, lors d’un meeting du parti au pouvoir ZANU-PF, la ministre de la Défense du Zimbabwe, Oppah Muchinguri-Kashiri a affirmé que l’épidémie de coronavirus était une punition divine contre l’Occident pour les maux infligés par ce dernier à son pays. Si une telle accusation peut faire sourire, elle implique des réalités plus matérielles pour le Zimbabwe, qui pourrait être rapidement débordé en cas d’épidémie.
Le 12 février, la Mission d’observation électorale de l’Union Européenne au Mozambique rendait son rapport final sur le déroulement des élections générales du 15 octobre 2019. Critique, ce rapport constate de nombreuses irrégularités durant tout le processus électoral et révèle les faiblesses de la démocratie mozambicaine.
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