Louis de Catheu


Une rupture vient de se produire cet été aux États-Unis. Avec l’Inflation Reduction Act, Washington a placé l’ambition climatique du côté de la politique industrielle verte, espérant bâtir autour de son programme massif des coalitions d’intérêts économiques et sociaux. Tandis qu’en Europe le marché carbone reste l’instrument principal de l’Union, les implications d’une telle divergence de méthode semblent immenses. Il faut les étudier de près.

La rivalité entre la Chine et les États-Unis structure le monde. Pour comprendre les ressorts de cette compétition, il faut entrer au cœur de la matrice techno-nationaliste de deux puissances. Orienté sur les nouvelles technologies, le capitalisme politique de Washington a une histoire longue, faite d’invariants et de tournants – et nous sommes peut-être en train d’en vivre un.

Dans son livre Tomorrow the World, publié en 2020, il étudie le débat sur la politique étrangère et sur le rôle des États-Unis dans l’ordre mondial au cours de la seconde guerre mondiale. Nous lui avons demandé comment cette nouvelle vision du rôle des États-Unis, en tant que garant de «  la paix par la force  » influence la scène internationale contemporaine, en tournant notre attention vers les «  guerres sans fin  », le retrait d’Afghanistan et la compétition avec la Chine.

Connue pour être le centre mondial des services informatiques, l’Inde constitue aujourd’hui le marché d’internautes le plus convoité par sa taille et son potentiel. Dans un contexte géopolitique de tensions avec le géant numérique chinois, l’Inde de Modi, qui cherche la voie de l’autosuffisance, a lancé une stratégie globale pour rattraper son retard dans les secteurs les plus stratégiques. Après la Corée du Sud, une nouvelle étude sur l’un des acteurs numériques à suivre entre la Chine et les États-Unis.

Le secteur numérique coréen constitue un cas d’étude bien moins mis en avant que ceux de la Chine ou des États-Unis, alors qu’il fait montre d’un dynamisme historique et d’une croissance significative depuis plusieurs années. À l’heure où l’Europe est en quête d’une «  troisième voie  » en matière de souveraineté numérique, l’exemple coréen pourrait fournir de précieux enseignements.

À travers son livre The Rise and Fall of the British Nation publié en 2018, l’historien David Edgerton propose une histoire renouvelée de la Grande-Bretagne du XXe siècle qui remet en cause les orthodoxies établies sur la place du libre-échange dans l’histoire britannique, l’importance de l’État-providence et la continuité de l’idéologie impérialiste. Nous avons ainsi demandé à ce critique du Brexit comment l’histoire du XXe siècle pouvait éclairer l’état actuel de la politique britannique.