Afriques Subsahariennes

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Le rendez-vous tant attendu pour la République Démocratique du Congo est arrivé  : les élections présidentielles, les premières pour une transition pacifique du pouvoir à Kinshasa. Les problèmes déjà importants rencontrés durant la campagne électorale ont toutefois entraîné le report de la consultation, qui a eu lieu le 30 décembre seulement dans certaines régions du pays. Entre fraudes, ancienneté de la classe politique, personnages hors jeu et milices sur le terrain, les élections risquent d’apporter plus de fragilité au pays.

Addis-Abeba. Lors du 30ème Sommet de l’Union africaine qui s’est tenu les 28 et 29 Janvier 2018, l’Assemblée des Chefs d’État de l’Union africaine (UA) a investi Paul Kagame comme président pour l’année de 2018 et a également voté pour son successeur en 2019. La présidence tournante de l’Union sera ainsi exercée par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

Dakar. Le premier tour des élections présidentielles sénégalaises se déroulera dimanche 24 février 2019. La réduction de la durée du mandat du président, passé de sept à cinq ans, a été approuvée par 62  % des suffrages lors du référendum constitutionnel de 2016. Le Conseil constitutionnel sénégalais a lancé mardi 11 décembre la procédure de dépôt des candidatures à la présidentielle  ; les candidats avaient jusqu’au 26 décembre pour faire connaître leurs intentions.

La remise du prix Nobel de la Paix à Denis Mukwege a lieu au cours d’un mois décisif pour l’Histoire de la République démocratique du Congo. Le 23 décembre est en effet la date prévue pour l’élection présidentielle, dans un contexte encore marqué par les nombreuses milices et par un nouveau nom qui ne met pas d’accord tous les mouvements d’opposition. Dans cette situation incertaine, reviennent également le débat sur le vote électronique et le nouveau paquet de sanctions de l’UE.

Une étude menée sur le terrain, un institut de recherche bien connu a publié un rapport sur la violation de l’embargo sur les armes décrété par l’ONU et l’Union contre le Sud-Soudan. Cela pourrait être un facteur de fragilisation du processus de stabilisation lancé en 2018. Dans le même temps, l’efficacité de ces mesures dans des contextes de guerre suscite de nombreux doutes, surtout si l’on considère la faiblesse des frontières et la fragilité de l’État.

La France va rendre au continent africain des biens culturels détournés pendant la période dite de la colonisation. Si cette restitution à l’Afrique d’une partie de son histoire se limite à des objets des collections des musées, elle devrait passer aussi par la valorisation numérique des patrimoines écrits des pays africains francophones pour être efficace.

Le 25 octobre, l’Union a renouvelé son train de sanctions contre le Burundi. Ce petit pays de la région des Grands Lacs est au centre d’une période de violence et de tensions politiques depuis le printemps 2015. Le régime de Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, est la principale cible de Bruxelles, qui espère un pas en arrière de sa part. Les sanctions, approuvées en 2016, visent à attaquer la légitimité des opérations de maintien de la paix burundaises, principalement présentes en Somalie.