Nordiques

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Lors d’une élection partielle au Pays de Galles, le parti conservateur de Boris Johnson a essuyé une défaite face à une candidate libérale-démocrate, réduisant sa majorité parlementaire à une seule voix à Westminster. Son projet de sortie de l’Union au 31 octobre, coûte que coûte, rend l’hypothèse d’une sortie sans accord plus probable, ce qui a fortement secoué la bourse de Londres la semaine passée.

L’arrivée de Boris Johnson à la tête du gouvernement britannique consacre la stratégie de l’aile radicale du parti conservateur. Le nouveau Premier ministre a déjà annoncé qu’il était prêt à une sortie sans accord, et organisé une sorte de «  cabinet de guerre  » pour y faire face. Les embûches parlementaires qu’il va rencontrer n’en seront pas moins importantes. Ce qui laisse ouverte la perspective d’élections anticipées si le cabinet Johnson devait être mis en minorité à Westminster.

Dans un contexte de crise des pétroliers et de tensions diplomatiques avec le Royaume Uni, Téhéran a salué la nomination officielle de Boris Johnson au poste de Premier ministre britannique le 24 juillet. Le président Rohani s’est dit prêt à des négociations « justes » et a ouvert la possibilité d’échanger les pétroliers arraisonnés. L’Iran opte pour une stratégie de la désescalade car son intérêt est de privilégier une diplomatie de l’apaisement. Alors que les tensions ont atteint un paroxysme, la nomination de Johnson peut apparaître comme une opportunité pour changer la dynamique et initier des négociations.

Les relations diplomatiques entre la Suède et la Chine se tendent encore un peu plus depuis le début de l’été, à l’occasion du festival Almedalen et d’une décision de la Cour suprême suédoise. Depuis plus de quatre ans désormais, les affaires juridiques empoisonnent les relations entre les deux États, alors que la Chine est l’un des principaux investisseurs étrangers dans le royaume scandinave.

On connaîtra mardi le nom du successeur de Theresa May à la tête du Parti conservateur et donc à la tête du gouvernement. Ce sont les 160 000 membres du parti qui feront le choix entre le Brexiteer dur et ancien chef de la diplomatie Boris Johnson, et son successeur au Foreign Office Jeremy Hunt. Boris Johnson est le favori des sondages. Il l’est aussi de Donald Trump, le président américain, qui lui a apporté un soutien très appuyé. Préludant peut-être à la relance de la special relationship, sous l’angle inédit d’un populisme transatlantique.

La Chambre des Communes a lancé une réflexion sur les rapports avec New Delhi, qui est de plus en plus faible et se contente de se reposer sur l’héritage historique. Les députés demandent en particulier une relance de la négociation commerciale avec New Delhi et un assouplissement de la politique migratoire. Il s’agit d’une discussion stratégique à la valeur symbolique, dans un contexte où les aspirations de «  global Britain  » se heurtent avec la possibilité d’un hard Brexit.