Nordiques

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Alors que les pays européens se préparent de manière active à la perspective d’un no-deal, le Parti unioniste démocrate d’Irlande du Nord, allié de Boris Johnson au Parlement, a envoyé cette semaine des signaux d’ouverture à la négociation. La question du backstop – proposé par Bruxelles et rejeté par Londres – est plus que jamais au coeur des débats.

Le vice-président américain s’est rendu mercredi en Islande, où il a rencontré les chefs de l’État, du gouvernement et de la diplomatie islandais. Tout en faisant dire au ministre des Affaires étrangères ce qu’il n’avait pas dit, il a dévoilé au public une offre du gouvernement chinois jusque-là confidentielle – mettant en lumière, du même coup, la lutte acharnée entre Chine et États-Unis pour le contrôle du grand Nord européen.

John Bercow, président de la Chambre des communes, vient d’annoncer sa démission à compter des élections anticipées ou, au cas où il n’y en aurait pas, avant le 31 octobre, date présumée du Brexit. La démission hors du commun du président de la Chambre signale le début d’une nouvelle phase dans la saga de la crise constitutionnelle en cours au Royaume-Uni.

Le Parlement britannique a imposé à Boris Johnson une cuisante défaite mercredi soir, en votant une motion excluant la possibilité d’un no-deal et en rejetant sa motion visant à convoquer des élections anticipées. Le Premier ministre britannique continue d’évoquer de possibles avancées dans la négociation avec Bruxelles, alors que les milieux d’affaires britanniques s’interrogent sur lequel des deux scénarios est le plus préoccupant  : un no-deal ou une victoire électorale de Jeremy Corbyn  ?

Demain, mardi 3 septembre, le Parlement britannique est censé se réunir pour la dernière fois, avant une suspension de cinq semaines. Il devrait reprendre le 14 octobre, deux semaines avant la date prévue pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union. Le Grand Continent vous propose d’isoler trois faits révélateurs de ces derniers jours.

La simultanéité des crises britannique et italienne met en évidence l’une des caractéristiques des mouvements populistes  : le procès en légitimité des parlements. Alors que Boris Johnson s’informe sur la possibilité de court-circuiter Westminster, Matteo Salvini a tout fait pour exiger des élections anticipées et ainsi éviter de parlementariser le pari qu’il a lui-même lancé.

Le 15 août dernier le président Donald Trump a émis l’idée, avec son administration, d’acheter le Groenland. Cette idée a pu paraître risible. Quelques jours plus tard, le président Trump ne la considérait plus que comme une simple «  transaction immobilière  ». Pourtant, cela s’est transformé en mini crise diplomatique  : le 21 août, le président annulait sa visite prévue au Danemark début septembre, invoquant le refus de la Première ministre Mette Frederiksen de discuter de ce rachat.

En visite à Londres, le conseiller à la Sécurité nationale du président Trump, John Bolton, a apporté le soutien de l’administration américaine pour un Brexit dès le 31 octobre. Il a en plus discuté avec Boris Johnson, le ministre de l’Économie et la secrétaire d’État au Commerce, d’une possible feuille de route pour un accord commercial entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Dans le même temps, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a averti que le Congrès ne voterait aucun accord commercial qui menacerait l’accord de paix nord-irlandais.