Asie Orientale

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1971. Kissinger va secrètement en Chine pour rouvrir les relations entre Washington et Pékin. Un an plus tard, Richard Nixon fera le voyage.

Alors que les industries américaines tablent sur le marché de la consommation en Chine, ils y trouvent une main-d’œuvre à bas coût. En face, Mao se soucie de sa balance commerciale, avec un objectif  : devenir l’usine du monde. Une symétrie s’installe. Elle structure jusqu’à aujourd’hui la guerre des capitalismes politiques. Dans une étude fouillée à partir du marché du textile, Elizabeth Ingleson fait le récit des origines du «  Made in China  ».

Où va la Chine  ? La guerre s’étendra-t-elle à Taïwan  ? Entre technologie, industrie, climat et investissements militaires, que signifie l’initiative des «  nouvelles forces productives  »  ? Après la disparition du Ministre des affaires étrangères, que se passe-t-il au sein des élites politiques  ? Les experts du Centre d’analyse sur la Chine d’Asia Society dressent un bilan fouillé en sept points en étudiant les signaux faibles et les tendances profondes du moment législatif le plus important de l’année chinoise.

À Pékin, l’éminence grise de Xi, Wang Huning, et son premier ministre, Li Qiang, ont préparé un spectacle bien rodé.

Les réunions annuelles concomitantes du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois et de l’Assemblée Nationale Populaire du peuple sont une mine de signaux faibles, qu’il faut savoir décrypter. Entre grandes orientations économiques et nominations stratégiques, 15 points par les experts du Centre d’analyse sur la Chine d’Asia Society pour y voir plus clair.

En inaugurant le temple de Ram à Ayodhya, Narendra Modi a consacré l’aboutissement du nationalisme religieux du BJP à partir d’un lieu au cœur de toutes les tensions. Il a également lancé avec fracas la campagne électorale. Images et contexte d’un tournant politique.

Parmi les États membres de l’Union, les élections qui se tiennent demain à Taïwan seront suivies de très près. Principalement pour des raisons liées à la sécurité dans le détroit et au rôle de la Chine — mais pas seulement. Dans cette riche étude, Philippe Le Corre revient sur la renaissance d’une relation entre l’Europe et Taïwan et la recherche d’un nouvel équilibre face à Pékin.

Soprane populaire, star nationaliste, général de division au sein de l’armée, pilier du Parti communiste chinois. Peng Liyuan — qui est aussi l’épouse de Xi Jinping — a acquis sa notoriété à l’occasion des monumentaux Galas du Nouvel An diffusés chaque année sur la télévision d’État chinoise. La «  Première Dame de Chine  », qui assume aujourd’hui un rôle de représentation diplomatique, reste une figure clef dans le dispositif imaginaire et culturel de Pékin. Pour comprendre pourquoi, il suffit d’écouter ses chansons.

Pékin a un plan pour l’Europe.

À la suite de Xi Jinping, Liu Jianchao, Ministre chargé du Département international au Comité central du PCC, adopte une rhétorique destinée à présenter la Chine comme un empire bienveillant. En revenant sur la modernisation de son pays au cours des quatre dernières décennies, il dresse un portrait flatteur de la France et de l’Europe pour mieux insister sur les convergences possibles avec la Chine — et mieux s’opposer au découplage sino-européen. Un inédit à lire.

La discrète parution cet automne de l’ouvrage de Xiaohong Xiao-Planes renouvelle l’histoire sociale et populaire globale de la Chine depuis 1949. Abordant les résistances et les luttes de pouvoir qui agitent les premiers temps de la République populaire à partir d’acteurs jusque-là peu étudiés (industriels, commerçants, cadres du Parti de second plan), la sinologue signe l’un des rares ouvrages en langue française sur le sujet et apporte un éclairage remarquable sur la gouvernance contemporaine de la Chine de Xi.

Contrairement à d’autres régions du monde, les pays de la zone indo-pacifique ont presque tous fait montre d’une intense activité diplomatique depuis le début de la guerre de Soukkot — mais dans quelle direction  ? Plutôt que de voir l’Indo-Pacifique comme un monolithe, Antoine Bondaz revient sur les grandes tendances et esquisse des hypothèses.

«  Couvrant la terre, les océans, le ciel et Internet, notre réseau a stimulé les flux de marchandises, de capitaux, de technologies et de ressources humaines entre les pays et a insufflé une nouvelle vitalité à la route de la soie, vieille de plusieurs millénaires.  » Pour comprendre comment Pékin déploie sa grande figure de style au reste du monde, nous proposons la première traduction introduite et commentée du discours de Xi au Forum des Nouvelles routes de la soie.