Asie Orientale


Shinzô Abe a marqué une étape à Bruxelles jeudi 25 avril, pour un sommet UE-Japon dans le cadre de sa tournée de six pays – France, États-Unis, Canada, Italie et Slovaquie – en préparation du G20 en juin à Osaka. L’occasion de dresser un premier bilan du JEFTA (Japan-EU Free Trade Agreement) entré en vigueur en février 2019. Face à cela, cette rencontre a participé à ériger une image de front commun face aux menaces punitives américaines, et à échanger sur des inquiétudes partagées en amont de la visite du premier ministre japonais à Washington.

La réponse européenne a longtemps tardé en raison des inquiétudes que suscite l’initiative chinoise. Cependant, alors que certaines puissances telles que les États-Unis tentent de s’opposer frontalement au projet chinois, l’Union européenne a choisi de développer un plan de connectivité qui pourrait être complémentaire à l’Initiative.

Un dossier synthéthique et quelques cartes pour saisir les limites l’un des dossiers les plus complexes de la géopolitique européenne.

Zhao Tingyang, professeur à l’Institut de Philosophie de l’Académie chinoise des Sciences sociales a érigé le Tianxia 天下 en modèle théorique adapté à notre contemporanéité. Le philosophe ressuscite ainsi ce concept confucéen qui a régi le système politique de la dynastie des Zhou (1046 – 256 av. J-C). Tianxia peut se traduire par « tout sous un même ciel ». Selon Zhao Tingyang, l’Homme « n’appartient au monde qu’au sens géographique, au sens des sciences politiques il n’appartient qu’aux États ». Fiche sur un concept qui semble inspirer le modèle chinois actuel – sans que l’on soit certain de l’importance effective de cette influence – et interroge l’avenir de la conception de mondialisation.

Depuis le 29 janvier 2019, un comité parlementaire formule des propositions d’amendements à la Constitution de 2008, héritage de la dictature militaire birmane. Focus sur cette initiative, dirigée par le parti d’Aung San Suu Kyi, qui pourrait marquer la fin du statu quo et remettre en question l’influence de l’Armée sur la vie politique, dans le contexte du grand jeu chinois de la Belt and Road Initiative.

Le projet des Nouvelles Routes de la Soie s’appuie sur un puissant réseau de banques publiques, en premier lieu la China Development Bank. Il s’agit là d’un aspect trop souvent méconnu de la politique économique extérieure de la Chine. Des signaux faibles importants à prendre en considération aussi en Europe, en occasion du sommet, aujourd’hui, du 16+1 à Dubrovnik, en Croatie.