Asie Orientale


L’adhésion de l’Italie aux Nouvelles routes de la Soie reste au centre des controverses internationales, alimentées à la fois par les États-Unis et par les principaux partenaires européens de Rome. Ces derniers ont cependant déjà ouvert leurs portes à la Chine sans investir l’Union européenne dans leur choix : les doutes sur l’initiative italienne sont justes mais tardifs. Concrètement, le mémorandum d’accord signé par Conte et Xi Jinping ouvre de nombreuses perspectives, et pas seulement pour les entreprises.

Nous avons rencontré Thierry de Longuemar, vice-président de l’AIIB (Asian Infrastructure Investment Bank), la banque multilatérale lancée par la Chine en 2013. À l’heure où l’hégémonie américaine est remise en cause, cette banque venue de Chine pourra-t-elle constituer une alternative à la Banque mondiale et devenir l’instrument d’un nouvel ordre mondial aux accents chinois ?

Alors que les exportations chinoises commencent à décliner du fait de la guerre commerciale avec les États-Unis et que la demande domestique ralentit, le PIB de Shenzhen dépasse celui de Hong-Kong pour la toute première fois. Une performance certes très symbolique du modèle chinois, mais qui arrive à point nommé — d’autant que, pour une fois, le succès est « à domicile » et non tourné vers l’extérieur.

L’attentat de vendredi 15 mars à Christchurch attire l’attention sur le caractère transnational du suprématisme blanc, fondé sur l’idée d’une Europe d’inspiration raciale. Le principal suspect est en fait un Australien de 28 ans qui avait publié un manifeste appelant à la violence contre l’islam en vantant ses liens avec des agresseurs de droite comme Anders Breivik et Luca Traini.

Les 27 et 28 février à Hanoï, capitale du Vietnam, s’est déroulé le second sommet États-Unis-Corée du Nord, que l’on a principalement désigné par « Trump-Kim Summit » tant la personnalité des deux dirigeants est au centre de l’attention. L’absence d’accord à l’issue de la rencontre démontre la complexité du processus de négociation, et pose la question d’une institutionnalisation du dialogue.

Cette année, au sein d’un Davos déserté par les officiels américains pour cause de “shutdown”, la délégation chinoise, plus nombreuse que jamais, a fait l’objet de toutes les attentions. Mais l’enthousiasme du public il y a deux ans face au discours pro-mondialisation du président Xi Jinping a laissé place à la gêne. Car si la Chine a rappelé son attachement au multilatéralisme, elle n’a pas ménagé ses critiques envers la démocratie libérale.

La Defense Intelligence Agency (DIA) américaine a publié l’édition 2019 de son rapport intitulée « China Military Power », qui donne un aperçu détaillé du développement militaire de la Chine. Depuis quelques années, la République populaire s’est engagée dans un vaste plan de renforcement et de modernisation de ses forces armées, afin de soutenir ses ambitions politico-diplomatique sur la scène internationale.