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L'essentiel


Le leader de l’opposition vénézuélienne Leopoldo López, assigné à résidence depuis 2015, a été libéré mardi 30 avril à l’aube par Juan Guaidó et un groupe de militaires détracteurs du chavisme. Après cet acte symbolique, Guaidó a appelé la population à les rejoindre dans la perspective d’un soulèvement pour mettre fin au régime de Nicolas Maduro. En effet, depuis le 23 janvier dernier, Juan Guaidó s’est auto-proclamé, en tant que chef du Parlement, président de la République par intérim. Dès lors, un bras de fer entre les deux « présidents » s’est mis en place, dans un pays enlisé dans une grave crise économique, sociale et humanitaire. Si nombreux sont ceux qui, dès janvier, parlaient de l’armée comme un acteur clef dans le devenir de la crise institutionnelle, la fracture au sein de celle-ci ne semble éclater que trois mois plus tard.
L’annonce d’un ralentissement drastique de la croissance du PIB allemand inquiète les dirigeants allemands et européens. Bien que l’économie modèle de la zone euro affiche des signaux excellents, les perspectives de croissance à la baisse semblent appeler des politiques structurelles trop longtemps laissées de côté. Retour en chiffres.
Juan Guaidó, le Président de l'Assemblée nationale vénézuelienne et chef de l'opposition, a appelé au départ du Président Nicolas Maduro dans un vidéo ou il est apparu en compagnie d’hommes en uniforme. Nous avons cartographié les rapports de force internationaux dans le bras de fer au coeur de l'Etat vénézuelien.
Dans son action politique en vue de la reconnaissance d’un État indépendant sur le territoire du Sahara occidental, le Front Polisario a adopté une stratégie auprès de l’Union visant à obtenir la reconnaissance de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Cette approche s’est développée dans le contexte d’accords entre le Maroc et l’Union avec des effets sur le territoire du Sahara occidental et pouvant avoir pour conséquence une acceptation de facto de la position du Maroc sur ce territoire. Cette méthode a remporté un succès ambivalent permettant, certes, la réaffirmation par l’Union de son soutien à un processus d’autodétermination des Sahraouis mais aussi le maintien de l’esprit des accords. Ces actions ont également mis en exergue la spécificité institutionnelle de l’Union, notamment de la Cour, dans le processus diplomatique.
Le président Andrés Manuel López Obrador, en poste depuis décembre dernier au Mexique, a fait de la lutte contre le crime organisé une pièce maîtresse de son programme gouvernemental. Pourtant, comme l’illustre tragiquement le massacre du 19 avril à Minatitlán (Veracruz), ce premier trimestre de mandat a été le théâtre d’une violence exacerbée.
Une déclaration télévisée d’un responsable militaire de la base chinoise à Djibouti semble confirmer que la stratégie de la Marine chinoise s’oriente vers le déploiement de nouvelles bases logistiques à l’étranger dans les années à venir.
Après avoir boudé la région durant les années 2000, la France semble vouloir réinvestir diplomatiquement et économiquement l’Europe du sud-est. La dernière initiative en date a eu lieu fin février, lorsque la Ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau s’est rendu à Belgrade, en prélude à une visite d’Emmanuel Macron dans la capitale serbe en juillet. Malgré les attentes suscitées par ce « réinvestissement », les capitales balkaniques reprochent à Paris sa frilosité sur l’élargissement de l’Union. Une fiche importante en occasion de la rencontre à Berlin, aujourd’hui 29 avril, avec les dirigeants des pays balkaniques co-organisée par l’Allemagne et la France, qui maintiennent des approches différentes vis-à-vis la région.
N’ayant pas préparé le fait que le Royaume-Uni reste plus longtemps au sein de l’Union, le gouvernement de Theresa May organise en catastrophe les élections européennes du 23 mai. Les 3,5 millions de citoyens de l’Union résidant au Royaume-Uni n’ont pas reçu à temps le formulaire qu’ils doivent retourner avant le 7 mai, attestant qu’ils ne voteront pas dans leur pays d’origine. Des députés travaillistes demandent un report de la date limite sous peine d’actions légales.
En raison du volume croissant des investissements chinois en Grèce, l’implication d’Athènes dans les initiatives politiques de la Chine s’intensifie : le 12 avril dernier, la coopération entre Pékin et les pays d’Europe centrale et orientale a été requalifiée de Format 17+1 avec l’adhésion officielle de la Grèce lors du sommet de Dubrovnik, en Croatie. Présent au Forum de l’Initiative Route et Ceinture (Belt and Road Initiative - BRI), le premier ministre grec Alexis Tsipras a ainsi réaffirmé la place stratégique de la Grèce dans les échanges entre l’Est et l’Ouest.
Invité par le Parlement européen le 3 avril pour discuter de ses perspectives sur l’Union, le premier ministre suédois Stefan Löfven a prononcé un discours résolument europhile, où il a notamment plaidé pour une participation accrue de la Suède à certains projets européens, comme celui de la justice. Signaux faibles du consensus croissant autour de la création d'un parquet européen.