Francisca Corona Ravest


Après s’être propagée sur les continents asiatique et européen, la COVID-19 a rapidement atteint l’Amérique latine. Au-delà des faiblesses des systèmes de santé, la région est aussi confrontée à deux autres défis majeurs qui se posent de manière prégnante depuis des années aux pays latino-américains, et qui rendent aujourd’hui encore plus difficile la gestion de la crise sanitaire  : la consommation d’alcool et l’abus de substances. Le Grand Continent a conduit des entretiens avec des spécialistes senior de l’Organisation Panaméricaine de la Santé / Organisation Mondiale de la Santé (OPS/OMS) en matière d’alcool, d’abus de substances et de santé mentale.

OCDE revoit à la baisse ses prévisions de croissance

Depuis son apparition en Chine, dans la ville de Wuhan en décembre 2019, le COVID-19 n’a laissé personne indifférent. Avec sa propagation mondiale, on s’inquiète de l’impact potentiel de ce nouveau coronavirus sur l’économie mondiale  : un impact qui, selon la majorité des observateurs, sera probablement beaucoup plus important que lors des précédentes épidémies.

Près de quatre mois après le «  18O  » – désignant le 18 octobre 2019, date de début de la contestation –, le Chili ne parvient toujours pas à retrouver la paix. Ce qui avait commencé comme une manifestation contre l’augmentation du prix du ticket de métro s’est révélé être une crise sociale sans précédents qui s’est étendue à de nombreux secteurs qui rendent le gouvernement et ses institutions fragiles. Les Chiliens n’exigent pas seulement des changements structurels du système politique, social et économique, responsable de l’inégalité croissante qui affecte le pays, mais aussi une nouvelle Constitution. Le dernier rapport d’enquête de la CEP, publié en janvier 2020, a révélé que l’administration du président Sebastián Piñera disposait seulement de 6  % d’approbation, le plus faible pourcentage obtenu par un président depuis le retour à la démocratie.

Suite à la renonciation du Brésil à accueillir la COP25, le Chili a été élu pour abriter l’événement qui se tiendra du 2 au 13 décembre 2019 dans sa capitale Santiago. L’organisation de la COP25 n’a pas échappé à la critique et aux difficultés, notamment liées à l’infrastructure et au temps dont dispose le pays pour organiser ce conclave mondial qui réunira des représentants de plus de 196 pays. Pourtant, le pays reste attaché à la préservation de l’environnement et au développement des énergies renouvelables  : le président Sebastián Piñera vient d’annoncer l’intention du gouvernement de fermer les huit plus anciennes centrales au charbon d’ici 2024. Avant 2040, il ne devrait plus en rester aucune en fonctionnement.

Mardi 7 mai, le président du Brésil, Jair Bolsonaro (PSL), a signé un décret qui facilite l’importation et la détention d’armes à feu dans des espaces publics permettant ainsi d’augmenter la quantité de munitions qu’une personne peut acheter en un an. Toutefois, samedi 11 mai, la Cour Suprême a donné cinq jours au président pour justifier ce décret que ses détracteurs jugent inconstitutionnel.

Jeudi 11 avril 2019, le parti conservateur chilien de l’Union Démocrate Indépendante (UDI) a demandé au gouvernement de Sebastián Piñera d’accélérer le débat sur le projet de loi pour réformer la Loi 18.314, dite «  loi antiterroriste  », introduite sous la dictature de Pinochet contre les insurrections mais utilisé à plusieures reprises contre les peuples autochtones, notamment les Mapuches  : une utilisation pour lequel le Chili a été condamné pour la Cour Interaméricaine des droits de l’Homme. Une fiche qui résume les points centraux de cette querelle.

Vendredi 8 mars, comme chaque année, les femmes chiliennes – vêtues de couleur pourpre – sont descendues dans la rue pour manifester contre les violences sexistes et les féminicides, pour la fin des inégalités hommes-femmes et pour demander la légalisation de l’IVG, de meilleurs salaires, la protection et le respect, dans le cadre de la vague féministe sans précédent qui agite l’Amérique latine depuis 2015.

En guerre commerciale depuis mars 2018, les États-Unis et la Chine se sont réunis vendredi 22 février 2019, suite à une semaine de négociations, afin de dissiper leurs divergences et de parvenir à un accord avant le 1er mars dans le domaine commercial. Cependant, ce n’est pas la seule sphère dans laquelle les deux puissances s’affrontent. Les deux pays continuent à se positionner stratégiquement dans les différents pays d’Amérique latine et des Caraïbes, dans ce qui semble être une lutte pour l’hégémonie dans la région, et notamment, au Venezuela.

Mercredi 14 novembre, à Temuicuicui, au sud du Chili, un jeune Mapuche a été tué en marge d’une opération des forces spéciales visant à trouver des Mapuches qui auraient été impliqués dans un vol de voitures. Le gouvernement a qualifié la mort d’“incident déroutant”, alors que la presse internationale la considère comme un meurtre. Depuis, des manifestations ont lieu dans le pays en faveur des Mapuche. La tension entre les Mapuches et le gouvernement ne cesse d’augmenter.