Méditerranée

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Réaction à l’opération militaire menée par Ankara dans le nord de la Syrie, l’idée allemande de créer une «  zone de sécurité sous contrôle international  » en Syrie a suscité des réactions diverses à l’échelle internationale, mais n’a pas pu bénéficier du soutien des ministres de la défense de l’OTAN lors de la réunion de fin octobre. Même si cette proposition n’a beau jamais voir la lumière du jour sous forme d’une mission de l’OTAN, le débat autour du rôle des Européens en Syrie persiste et reflète une multitude d’enjeux et dilemmes auxquels l’Union fait face dans ce conflit, tout en soulevant de nouveau la question de la capacité d’action extérieure de l’Union.

Ce qui s’est passé récemment dans le Nord de la Syrie émerge pièce par pièce comme dans un puzzle et porte un nom  : une proxy war (guerre par procuration), une guerre pour le pouvoir, pour le gaz et pour le pétrole entre les différentes puissances dans une région qui est un carrefour d’intérêts croisés. Dans cette situation, les Kurdes sont encore une fois victimes de trahison.

Les protestations massives qui ont éclaté au Liban après l’annonce par le gouvernement de deux nouvelles mesures fiscales régressives ont leur origine profonde dans les niveaux extrêmement élevés d’inégalité dans le pays, qui durent depuis longtemps. L’analyse des donnés économiques disponibles permet d’éclaircir la situation et comprendre le mécontentement d’exploser dans les rues du Liban.

Alors que la Catalogne est en ébullition depuis la condamnation de neuf indépendantistes par la Cour suprême espagnole lundi 14 octobre, la communauté internationale s’est fait très discrète, en Europe particulièrement. Toutefois, quelques voix se sont exprimées pour soutenir le mouvement indépendantiste ou dénoncer le verdict.