Méditerranée

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Les résultats des élections régionales en Emilie-Romagne, qui ont vu la victoire de Stefano Bonaccini (centre-gauche) contre la candidate de la Ligue, ont un sens qui dépassent le local, comme l’a montré la campagne électorale aux résonances très nationales. Mattia Zulianello, de l’Université de Birmingham, propose quelques réflexions pour cerner l’impact de ces élections dans le contexte plus large de la politique nationale.

Luigi Di Maio a quitté hier son poste de «  leader politique  » du Mouvement 5 étoiles. Cette décision montre non seulement de grandes erreurs dans sa direction, mais surtout un échec plus large d’adaptation de la part d’un «  parti populiste de valence  » pour s’intégrer dans le système politique.

L’année 2020 pourrait être une année de changements importants dans le système politique italien. Il est actuellement peu probable qu’il y ait des élections rapides dans les mois à venir. Mais une série de risques, tant politiques qu’économiques, ainsi que la précarité de la coalition gouvernementale actuelle, pourraient modifier le scénario. Les résultats des élections régionales de la semaine prochaine pourraient accélérer un tel changement. Quelques prévisions de la Luiss School of Government.

La formation du nouveau gouvernement progressiste espagnol la semaine dernière, a finalement mis fin à plusieurs mois d’attente entre Pedro Sanchez (PSOE) et Pablo Iglesias (Unidas Podemos). Le rythme intense qui a caractérisé les deux dernières années de la vie politique espagnole a fait surgir de nombreux clivages chez les progressistes, tout en alimentant les sentiments proto-patriotiques de la droite.

Avec une capacité estimée à 605 milliards de mètres cube de gaz naturel, le champ Léviathan est l’une des découvertes gazières les plus importantes de ces dernières décennies, et constitue un véritable pivot dans l’histoire énergétique d’Israël. À la clé  : la perspective de retombées économiques durables, d’une sécurité énergétique régionale renforcée, et l’occasion de repenser les risques et opportunités diplomatiques en Méditerranée orientale.

L’expulsion du parti du sénateur «  souverainiste  » Gianluigi Paragone et la démission du ministre «  progressiste  » Lorenzo Fioramonti, entre autres, suggèrent une recomposition potentielle de la scène politique italienne, avec des répercussions possibles au niveau européen.