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Les élections législatives au Parlement polonais auront lieu ce dimanche 13 octobre 2019. Le parti ultra-conservateur Droit et Justice, au pouvoir depuis quatre ans, obtiendra probablement la majorité parlementaire et pourra former un gouvernement pour la deuxième fois de l’histoire de la Troisième République polonaise (après 1989). Cependant, l’objectif de Jarosław Kaczyński, chef du parti au pouvoir, est d’obtenir une majorité qualifiée lui permettant de réviser la Constitution.

Après le scandale vidéo dans lequel l’ancien allié du gouvernement et chef du parti d’extrême droite Heinz-Christian Strache promettait des faveurs à un oligarque russe, le gouvernement du chancelier Sebastian Kurz avait prématurément pris fin. Le 29 septembre, l’Autriche retourne aux urnes et le plus jeune chef de gouvernement du pays espère reprendre son poste. Mais avec quels alliés  ?

Alors que l’Allemagne souffre de graves problèmes structurels, d’un secteur privé déficient ainsi que d’une croissance négative, elle conserve tout de même des indicateurs macroéconomiques favorables. Ses déséquilibres étant anciens, comment expliquer la réaction tardive du gouvernement  ? Comment concilier relance budgétaire nécessaire et respect des règles budgétaires constitutionnelles allemandes  ? La lente réaction allemande provient logiquement de ces règles budgétaires spécifiques. Celles-ci sont aujourd’hui remises en cause en Allemagne. Toutefois, la solution de la création d’une banque d’investissement, financée par les exceptionnels excédents allemands, semble politiquement envisageable.

Trois mois après la démission de la présidente du SPD Andrea Nahles, les candidats ne se bousculent pas pour la présidence du parti, en profonde crise. Jadis ‘le plus beau poste, outre celui du pape’ comme le décrivait l’ex-président Münthefering, être chef du SPD a perdu en attractivité tout autant que le parti a perdu d’électeurs (actuellement à 13-15  % dans les sondages). L’exercice s’annonce difficile.