Hier, lundi 8 avril, des personnalités politiques latino-américaines et européennes de premier plan ont exprimé leur soutien à Cristina Fernández de Kirchner et à sa fille Florencia, en co-signant une déclaration qui dénonce la “persécution politique” que subissent régulièrement les enfants des politiciens. Signaux faibles qui permettent de suivre la recomposition d’une alliance transatlantique d’extrême gauche.
Alors que les partis de droite ont brandi la lutte anti-corruption comme slogan pour se faire élire dans plusieurs pays latino-américains et que le dernier sommet des Amériques en avril en a fait sa priorité, la corruption persiste. Les cas de corruption ont fait que de nombreux élus politiques ont été démis de leurs fonctions, provoquant ainsi une forte instabilité politique, avec trois vice-présidents en mois d’un an en l’Equateur. Par ailleurs, la lutte contre la corruption apparaît souvent utilisée à des fins de règlement de comptes politiques.
Buenos Aires, San Salvador & Guatemala. En 2019, plusieurs élections présidentielles se tiendront en Amérique latine. En octobre 2019, le peuple argentin élira son nouveau président alors que le pays se trouve en proie à une crise économique majeure. Des élections présidentielles se dérouleront aussi en février au Salvador et en juin au Guatemala.
La Conférence épiscopale argentine a annoncé la réduction progressive des subventions étatiques. Le débat sur le projet de loi légalisant l’IVG, rejeté par le Sénat argentin en août, avait soulevé la question des liens entre l’Église catholique et l’État, alimentée depuis par des nombreux évènements, comme la remise en cause de l’éducation sexuelle intégrale et son soutien à une manifestation contre le gouvernement face à la Basilique Notre-Dame de Luján.
La spéculation contre le peso argentin en cours depuis un mois a poussé le gouvernement à infléchir sa politique monétaire et à réviser son accord récent avec le FMI.
Des anciens fonctionnaires et hommes d’affaires ont été arrêtés dans l’un des plus gros scandales de corruption dans l’histoire de l’Argentine. Mais la faiblesse des institutions du pays reste omniprésente.
À la veille des primaires en Argentine, lors desquelles la question de l’avortement occupe une place centrale, le Grand continent montre comment les militantes et militants favorables à la légalisation de l’IVG dans ce pays ont réussi à déplacer le débat, du champ de la morale à celui des politiques publiques sanitaires.
L’Argentine a encore des difficultés à rembourser ses créanciers, une situation sans précédent pour le président libéral Mauricio Macri qui, malgré ses efforts pour réduire la dette, n’a pas pu éviter de solliciter l’aide financière du Fonds monétaire international.
La Chine est en train d’investir en Amérique Latine, aussi bien au niveau économique que politique. En particulier, le Panama, déjà stratégique pour le commerce chinois (18 % du trafic du canal est chinois), pourrait devenir dans les prochains années le centre d’espionnage de la Chine dans la région.